Article à lire sur Work In Progress, par Alice Antheaume, responsable de la prospective et du développement international à l’école de journalisme de Sciences Po, à Paris.

Le plus gros défi d’AP, estime Tom Kent, a été de passer aux informations multimédia (photos, sons, vidéos, infographies, etc). En interne, la transition ne s’est pas faite en douceur. Il y a d’abord eu ce discours du «board» d’AP en 2004, un discours dont les mots résonnent encore dans la tête des journalistes de l’agence.
«Notre avenir dépend du multimédia. Si on continue à ne faire que du texte, c’est simple, on ferme l’agence et on perd tous nos jobs.» Tout le monde a obéi à l’injonction, détaille Tom Kent.
A la même époque, en 2004, je travaillais à l’agence Belga, à Bruxelles. J’aurais aimé entendre ce genre de discours … Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de convaincre de l’intérêt de faire de la veille sur les blogs et les réseaux sociaux balbutiants. (Je conserve d’ailleurs un vieux powerpoint de 30 slides qui porte les stigmates de cet échec).
Je me demande à quel point les readers RSS et autres Tweetdeck sont aujourd’hui présents (ou pas) à la rédac de la rue Pelletier. Sachant que mes quelques anciens confrères qui sont sur Twitter le sont de manière anonyme, je ne me fais pas grande illusion …
Me trompe-je ?