Copiepresse vs Google: de l'index au majeur …





NDLR: ce billet a été initialement écrit sur Google+. Afin d’ouvrir la discussion à ceux qui ne sont pas encore présents sur cette plate-forme (et d’en conserver une trace, #justincase), je le retranscrits ici avec ses commentaires, dont la qualité est vraiment assez remarquable. N’hésitez pas à poursuivre la discussion ci-dessous. (Tx @ Damien Spleeters pour la suggestion)


(credit px:@onpurpose)

Le conflit entre Google et les éditeurs belges francophones, représentés par Copiepresse, a connu ce vendredi une nouvelle péripétie avec la désindexation des sites de ces médias du moteur de recherche.

Ce comportement (qui ne fait qu’appliquer – avec une dose certaine de cynisme- le jugement prononcé en défaveur de Google et dont Copiepresse espère toujours qu’il fera jurisprudence) renforce un bras de fer économique, technique et même, à mes yeux, philosophique, entamé en 2006.

Pour vous rafraichir la cache (mwouarf !…désolé), voici une série de 20 articles que j’avais publiés à l’époque où je couvrais le procès, notamment pour le compte de l’agence Belga.

Etonnant de voir qu’en 5 ans, les arguments sont toujours les mêmes…. et que le schmilblick n’a in fine pas avancé d’un iota.

COMMENTAIRES:
Pascal Alberty - J’ai beau entendre des arguments dans tous les sens, j’ai toujours la même petite phrase qui me revient dans la tête “le beurre, l’argent du beurre … et les miches de la crémière”.
Je sais, c’est réducteur, mais le scénario de ce qui s’est passé aujourd’hui n’a-t-il pas été écrit par CopiePresse elle même ?
François Schreuer - Ce qui est étonnant, c’est que Google ait attendu aussi longtemps avant de prendre cette décision qui a le mérite de placer les éditeurs devant leurs contradictions. Parce que, personnellement, je ne vois guère de différence entre Google News et un moteur de recherche quand on sait un peu s’en servir…
Pascal Alberty - +François Schreuer pour une explication (un peu technique il est vrai) voir la vidéo de +Philippe Laloux surhttp://www.lesoir.be/actualite/vie_du_net/2011-07-15/google-boycotte-lesoir-be-851329.php (j’espère que le lien va rester ;-)). En gros, l’explication de Google provient du fait du changement de son algorithme qui lie bcp plus le fonctionnement de Google News à Google Search. De ce fait, retirer du contenu de Google News (ordonné par le jugement) provoque le retrait de Google Search. “Comme par hasard” dirait les responsable de CopiePresse.
Cédric Motte - ah ben voilà, un historique intéressant ! Tout lu. Et je n’ai pas de réponse ;o) mais on se rejoint sur la question de fond quasi philosophique, développé sur le post de +Christophe Lefevre tout à l’heure : en tant qu’éditeur, je dois avoir la possibilité de demander à Google de retirer un contenu que j’ai publié.
Dans l’absolu, c’est aussi débile que Coca qui souhaite se retirer de Carrefour. Mais c’est un droit, me semble-t-il, quand le distributeur est identifié et gagne de l’argent grâce à ce que je produis, de décider de ne plus lui donner accès à mes produits.

Et si Google était en opt-in sur Google News et son cache, il est fort probable que les éditeurs eussent agi [bourdel, imparfait du subjonctif ! ^^] différemment !

Benoît Marchal - Mais ce droit tous les éditeurs l’ont. Il y a même un protocole Internet qui est défini pour communiquer ce droit. Le fond de l’affaire c’est que les éditeurs ne veulent pas mettre en œuvre les normes techniques définies sur Internet. Et un juge leur a donné raison, mais bon on est dans un pays où quand un type se fait braquer on lui répond qu’il devait acheter une voiture moins voyante.
François Schreuer - @ Pascal, oui, j’ai lu ça quelque part. Cela dit, les contraintes techniques servent souvent à masquer des choix politiques. Donc bon.
Pascal Alberty - A +Cédric Motte : c’est possible pour un éditeur de ne pas faire indexer tel ou tel contenu ! Mais c’est aussi le but de l’éditeur d’avoir bcp de contenu indexé pour générer du trafic à partir des recherches naturelles … (d’ailleurs ces mêmes éditeurs ne se privent pas de faire du contenu pour faire du contenu dans ce but unique, même au détriment de la pertinence du contenu et de l’intérêt des lecteurs) “le beurre et l’argent du beurre” … Même si je reconnais qu’il y a des droits d’auteur et tout le toutim, c’est délicat de dire d’un côté “on ne veut pas que Google se fasse de l’argent en stockant nos articles dans Google News” et de l’autre côté “on veut bien quand même que Google nous amène du trafic comme ça nos annonceurs seront contents”. A nouveau, je suis un peu réducteur, mais c’est tout de même un peu le noeud du problème.
Cédric Motte - [Je ne parlerais pas forcément de Google News, parce que c'est effectivement un autre problème - il ne s'agit que de citation dans Google News, là où l'on parle de copy paste pour le cache.]

Pour le cache, donc, merci de vos précisions, je sais qu’il y a tout ce qu’il faut techniquement pour bloquer l’indexation, notamment pour ne pas apparaitre dans le cache.

+Benoît Marchal l’exemple que tu donnes sur la voiture va justement dans le sens de copiepresse, il me semble. J’ai le droit de publier ce que je veux, et un jour je peux avoir une belle voiture, un autre une voiture pourrave, mais dans tous les cas c’est moi qui doit etre en position de décider, pas les éventuels mecs qui vont te piquer ce qui est en ta possession.
+Pascal Alberty je ne suis pas sûr de voir en quoi c’est délicat.

Ce qui me gêne dans l’histoire, c’est que la réutilisation du contenu est très bien géré en ligne par la notion de licence CC. Il s’agit alors d’un choix déclaratif et non d’une contrainte technique imposée par l’un des acteurs de mon circuit de distribution.
Google me fait penser aux ouvriers du livre en France, tiens :) Un peu gamins, voulant imposer leurs règles,

L’ensemble des textes, photos et vidéos que je pousse en ligne sont en licence CC, donc je n’ai pas de problème de fond sur le partage de contenu, hein :)

Plus loin, et plus largement, il y a peut être quelque chose de gênant dans tout cela. En intervenant à ce point à la main sur l’index, Google devient éditeur de contenu . S’ils s’étaient contentés de ne suivre que la décision de justice, alors pas de souci, ils restent dans leur rôle d’hébergeur. Non ?

/ Désolé c’est alambiqué comme réponse /

fabrice massin - j’en profite donc pour rappeler à tous que ces mêmes éditeurs ont aussi entamé une action en justice pour que le service public arrête de faire des site internets (en fait on devrait juste plus faire de textes ni mettre de photos…plus de site quoi), arrête d’être présent sur FB, sur Twitter, arrête les newsletters …..bref disparaisse du web pour leur laisser la place.
Damien Van Achter - en 2006, c’était Bernard Marchant (admin délégué de Rossel) qui était venu commenter un post sur mon blog. En 2011, c’est +fabrice massin (Head New Media de la RTBF) qui vient commenter un post sur mon G+ … interesting :-)
Benoît Marchal - Il semble que ne soit pas familier de ce jugement sur la voiture donc ignore cette remarque.
Sur l’affaire Copiepresse tu n’as pas l’air bien au fait du fond. Les faits sont les suivants, depuis plus de 15 ans il existe un moyen technique très simples pour demander non seulement à Google mais à tous les moteurs de ne pas indexer un site ou de ne pas citer un extrait du site dans les résultats. Un webmestre bourré le met en place en 15 minutes (c’est ce qu’explique +Pascal Alberty).
Il est essentiel de comprendre deux choses (1) ça réponds parfaitement à ce droit fondamental sur lequel nous sommes d’accord et que Google n’a jamais violé : c’est à l’éditeur de choisir ce qui sera repris dans l’index et (2) la communauté Internet a élaboré un protocole c’est à dire un mode de travail commun. Il est évident que dans une communauté si on ne respecte pas quelques règles communes c’est invivable (en droit on parle d’us et de coutume).
Fondamentalement le procès gagné par Copiepresse c’est que la presse belge obtient en justice le droit de ne pas respecter le protocole Internet. C’est donc la presse belge qui dit à l’ensemble de la communauté Internet du monde entier “nous on veut pas travailler avec vous.” Ben j’aurais envie de dire qu’ils restent sur le papier et qu’ils ferment leurs sites.

Francois Lamotte - On avait un épisode de PodCafé à l’association des journalistes professionnels sur ce sujet là :: je n’ai pas mes archives sous la main mais je pense qu’on avait abordé ce qui s’est passé ce vendredi.

Quand on relit les déclarations des différents intervenants des “victimes” de ce vendredi (Philippe Laloux, M Boribond, …), cela confirme ce que +Benoît Marchal dit : ce conglomérat vit sur sa planète. Ils imaginent qu’ils sont une île perdue dans l’Océan. Ils ont toujours une mentalité de broadcasteurs qui fondamentalement méprise son environnement (ses lecteurs, …). Mais la réalité est un écosystème avec différents modes d’interactions entre les ensembles. Reprenons l’image des vases communiquants, ce qui passe d’un coté revient d’un autre.

Ils minimisent l’impact du trafic “gratuit” offert par Google (le trafic organique venant de Google). Mais 30 à 40% de visiteurs gratuitement obtenus, cela représente 30 à 40% du chiffre d’affaire publicitaire réalisés par ces journaux. Voir plus si ces segments de visiteurs passent en moyenne plus de temps sur leurs site.

Franchement si j’ai un “partenaire” qui est responsable au minimum du tiers de mes revenus, je le traiterai autrement que de simple “voleur”.

Les chiffres du CIM nous montreront rapidement s’ils veulent entendre raison … parions que dans quelques semaines un accord sera obtenu et que certains acteurs mangeront leur chapeau, leur chemise et leurs arguties jusqu’ici défendues.

Christophe Lefevre - Assez d’accord avec +benoit marchal. On ne peut pas imposer à Google de suivre les règles de la presse sans accepter de suivre celle du web.

Et Google n’est pas un service à la carte, c’est comme si je un journaliste m’interviewait et que je lui répondait que je veux choisir l’emplacement de l’article sur le journal, que je veux qu’ils oublient mon nom après publication,… Chacun son métier et à chacun ses intérêts!

La semaine prochaine, je dois travailler sur une solution pour indexer des articles qui ne se publient pas encore dans Google News, ben oui, chez RTL.be, on aime bien Google!

Erwann Gaucher - Au moment où de + en + d’éditeurs affirment vouloir les faire plier, Google a voulu faire un exemple avec les sites belges. Cela prouve que, pour le moment, ce n’est pas via la loi que l’on peut faire plier Google, mais en les battant sur le terrain de l’innovation. Ce qui n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour les entreprises médias ayant déserté ce terrain pendant de longues années…

Cédric Motte - Attention, suis en mode troll ce matin ;)

En suivant votre logique de raisonnement sur facebook, par exemple, vous n’avez donc rien contre le fait que les photos de vos enfants ou de votre femme / copine soient réutilisées pour des pubs ?

+Christophe Lefevre A la différence que ta réponse en interview dans un journal, c’est de “l’opt in”. Tu choisis de répondre, ou pas, à un journaliste.

+Francois Lamotte Google a bâti son business sur sa capacité à crawler les pages web et à les rendre accessibles. Il a utilisé le principe même du web pour ça, il fournit un service de qualité, il en a tout à fait le droit. Mais il a profité de nouvelles capacités techniques qui passent au dessus de la notion de propriété (et c’est le vol comme disait Proudhon :). Je sais, “c’est comme ça”. Mais si techniquement je construis une clé qui me permet de rentrer chez vous pour piquer vos ordinateurs, les revendre, tout en créditant l’acte de vente “Ordinateur trouvé au 32 de la rue de Flandres”, comment réagiriez-vous ? Est-ce à vous de mettre un autre verrou ?

Pour finir, un billet rédigé sur mon blog en 2006, afin de vous montrer que je ne suis pas totalement étranger à la problématique :)

http://www.chouingmedia.com/$b69e5211d81a4874b8dced9cc6dd4a60/~ViewPost?id=5d3c6863-8f1b-4fa2-a187-35785e71f15b

Francois Lamotte - +Cedric Motte pour les photos sur FB, il y a différentes options pour limiter l’usage du contenu. A-t’on déjà vu des images “privées” ré-utilisées par FB pour en faire des publicités?

L’analogie avec la clé pour rentrer chez les gens est plutôt mal trouvée (mode troll) … Google passe là où les portes sont grandes ouvertes.

A priori si tu laisses les portes et les fenêtres grandes ouvertes de ta maison, des tes bureaux, de ton musée, de ta bibilothèque municipale, … et personne à l’entrée pour contrôler qui entre et qui sort : personne ne sera étonné à ce qu’on vienne te “voler” tes objets.

Dans notre société, il y a des techniques et des conventions utilisées pour les espaces qu’on souhaite protéger : des portes, des serrures, des volets métalliques, …

Des éditeurs qui laissent les portes grandes ouvertes (en feignant de croire qu’il n’y aucun moyen de se protéger) et en reprochant aux “voleurs” de venir se servir :: c’est un peu grostesque, mesquin et malhonnête.

Alexandre Dulaunoy - En 2006, Alain Berenboom ( http://www.linksandlaw.com/news-update57-belgium-copiepresse-google-copyright.htm ) estimait des “pseudo”-pertes pour les quotidiens francophones et Copiepresse (la SCCRL) suivait l’avis des juristes pour une procédure légale.

Le monde Internet savait que c’était une grosse bêtise juridique mais Copiepresse et la JFB (SCRL Les Journaux Francophones Belges) croyait ses juristes ayant une vision limitée du droit d’auteur (dans ce cas, on devrait plutôt parler du droit d’éditeur…).

Nous sommes en 2011, tout le monde est perdant dans ce cas sauf les juristes “pro” droit d’éditeur qui essayent de pousser pour une judiciarisation de la société de l’information. La solution n’est pas juridique…

Jacopo GIOLA - C’est qui les Avocats de CopiePresse ?

Alexandre Dulaunoy - Alain Berenboom était un des experts commandé[1] pour l’évaluation des pertes. Mais l’avocat de Copiepresse est Bernard Magrez[2]. On peut même lire dans sa bio :

“Il a reçu, à Londres, le “Global MIP Award 2008 (Best Europe case)” de la revue “Managing Intellectual Property” pour le procès mené par COPIEPRESSE contre GOOGLE Inc.”

Tout le monde perd sauf les juristes…

[1] http://www.groklaw.net/articlebasic.php?story=20081016024354825
[2] http://www.magrez.be/

Jacopo GIOLA - merci Alexandre !

Christophe Lefevre - Un des problèmes, c’est que la plainte date de 2006 et que la situation a changé aujourd’hui. Je veux bien croire qu’en 2006, Google News était considèré comme un probable concurrent. Aujourd’hui, c’est un module du moteur de recherche. Il aurait été plus intelligent de réanalyser la situation, mais ça aurait été trop difficile pour CopiePresse d’avouer qu’ils se sont tromper.

Pour moi, c’est une histoire de sous, d’ignorance ET de fièreté mal placée !

Amaury Lesplingart - On peut aussi voir ça comme une histoire “à la belge” ou on préfère négocier pendant des années sur des points de détails vs la vision américaine qui avance, quoi qu’il arrive …

Jacopo GIOLA - d’acc avec tous, mais le fond reste… l n’y a pas partage des revenus (même symbolique) de la part de Google pour des contenus qu’il n’a pas produit.
Par exemple Google Maps ne “pompe” pas les adresse des rues mais les achètes à TeleAtlas…
C’est en ce sens que GGL aurait pu faire un geste… aurait ;)

Francois Lamotte - +Jacopo GIOLA Franchement je ne te suis pas là dessus pour le “geste à faire” … et alors pour le trafic “gratuit” que Google envoie (30 à 40% du trafic des journaux) ces derniers pourraient faire aussi un geste pour Google … 30% de ton chiffre d’affaire qui vient d’un partenaire cela peut avoir une importance qu’on sait mesurer facilement.

Sans tenir compte du fait que le flux des ces médias est du copié/collé d’agences de presse à 95%. Ce contenu est déjà amorti en amont dans sa logique de création.

Cédric Motte - +Christophe Lefevre fierté mal placée, peut être, mais il n’empêche que cela soulève de vraies questions. La réponse de Google est claire, en tout cas : votre contenu ne vous appartient pas.

+Francois Lamotte tu es un peu dur avec les sites des journaux. La proportion de dépêches à tendance à se réduire – ou est sur le point de l’être. Mais surtout, je ne suis pas ton raisonnement. Les sites des journaux existaient avant Google – ie celui du soir dont la première capture par archive.org remonte à décembre 1996, là où Google est né en 1998. Google a basé son business sur une commodité, celle de faciliter l’accession aux pages web non édités par lui. Ce n’est pas Google qui a apporté de la valeur au web en premier, c’est le web qui a apporté de la valeur à Google.

Jacopo GIOLA - exact Cedric, et au début Google ne proposait que le Lien direct sans résumé !

Jacopo GIOLA - Juste pour garder les proportions
Astraintes journalière menacées : 25.000 €
Reserves en cash ou équivalent de GGL: 36 BLN $

Francois Lamotte - +Cédric Motte “C’est le web qui a apporté de la valeur à Google” … je m’excuse mais c’est l’inverse. Si Google détient une position dominante au niveau de la recherche, c’est bien qu’il a innové sur la façon de classer l’information. Et sa valeur ajoutée elle est là. On, peut contester les logiques de classements (mais c’est une autre discussion)

Si ce n’était pas le cas, nous aurions 3 à 5 services de recherches qui se partageraient ce marché là. Et pourtant les montants colossaux investis par Bing et les startups du secteurs ont du mal à progresser.

Tu peux avoir autant de sites plus anciens que Google … cela ne change rien : si tu reposes sur un modèle publicitaire et que tu n’as pas de trafic … tu n’existes pas ou moins facilement. Et Google te propose deux services de bases : un service de trafic payant par ses régies publicitaires, et un service gratuit par ses classements de résultats (sous différentes formes).

J’aimerai bien comprendre pourquoi les journaux veulent-ils bien être présent sur les résultats de recherches et pas dans les news? Alors que la mécanique de classements, d’extraits, … est la même (et si les fonctionnalités sont adaptées sur le thème de l’actualité pour Google News)? Et que Google exploite aussi ses résultats pour sa régie publicitaire.

Sauf si je me trompe, mais Google ne récupère pas les contenus pour le transformer : par exemple faire 1 seul article sur une actualité en extrayant des contenus séparés (illustration, photo, vidéos, …) mit en page autour d’un résumé textuel?

A l’instar de DJ ou de sampleurs, il extrait le titre et quelques 160 caractères pour présenter un article. On reste dans l’ordre de la citation.

Je ne suis pas un défenseur de Google à tout prix, je trouve juste que dans cette histoire CopiePresse se met le doigt dans l’oeil au mépris des avantages qu’il en tire déjà et de pratiques d’un écosystème comme +Benoît Marchal l’expliquait très bien.

Jacopo GIOLA - +Francois le problème avec les news c’est que si GGL publie ça:

“PM’s Murdoch press links defended
BBC News – ‎8 minutes ago‎
Foreign Secretary William Hague has defended David Cameron, saying he was “not embarrassed” by the extent of the PM’s dealings with News International.”

moi, je n’ai plus besoin d’aller à la source…

mais si je publie ça

“PM’s Murdoch press links defended
BBC News – ‎8 minutes ago‎

je suis “obligé” d’y aller…

Alors, que chaque titre définisse, lui, ce qu’il veut donner à GGL pour que GGL crée son agrégateur.

Benoît Marchal - +Jacopo GIOLA le problème n’a jamais été la quantité d’information partagée, indexée ou affichée dans le résultat de la recherche. Avant le procès, après le procès, chaque site web (y compris donc ceux de la presse belge) atoujours été libre de définir très précisément ce qu’il permettait d’afficher dans l’index.
De même que Google a toujours été libre de choisir ce qu’il indexait dans ce qu’on lui proposait.
Il est essentiel de comprendre que ça n’a jamais été ça l’objet du procès. Google ne décide pas s’il affiche un résumé ou s’il envoit à la source. C’est l’éditeur qui avait et a toujours tout pouvoir là dessus et le jugement n’a rien changé à ça.

Mais comme Internet, ne se résume pas aux seuls titres de presse Belge, la solution pour établir ce que Google (et les autres moteurs) affiche fait l’objet d’un protocole… protocole c’est le terme technique pour “règles de vie en commun.”
La seule chose que Copypresse a demandé dans ce procès c’est de pouvoir ne pas avoir respecter les règles de vie en commun. Donc, en fait, ce qu’ils ont voulu obtenir c’est la création d’un Internet à deux vitesses. D’une part les sites de la presse Belges et d’autre part le reste de l’Internet. Les deux obtiennent le même résultat mais la presse Belge le demande autrement.

C’est très grave parce que c’est une atteinte à la neutralité d’Internet : si je suis assez riche pour me payer un procès, je peux demander mon protocole à moi. Si je ne suis pas assez riche pour çà, j’utilise le protocole commun.

Non seulement c’est grave mais en plus c’est stupide. C’est stupide parce que déterminer ce qui s’affichait dans les résultats de recherche a toujours été sous le contrôle exclusif de l’éditeur (je me répète mais c’est important). Leur problème n’a donc jamais été devant la justice puisque le problème, le vrai problème c’est la monétisation. Le billet de +Cédric Motte (voir son commentaire) est d’ailleurs instructif et contrairement au jugement, contrairement à l’opposition en cours, ce billet pose les vraies questions.

Ce conflit juridique n’est qu’une distraction qui nous éloigne du vrai problème, qui nous éloigne donc d’une solution et qui, comme +Christophe Lefevre le notait, ne sert qu’à enrichir les avocats.

Damien Van Achter - très intéressant ce que tu dis Benoit, notamment à propos de la neutralité. +Philippe Laloux disait exactement l’inverse !

Alexandre Dulaunoy - L’article du Soir ne fait plus référence à l’acte du tribunal et aux analyses de leur juriste faites en 2007[1] : http://www.lesoir.be/actualite/vie_du_net/2011-07-15/google-boycotte-lesoir-be-851329.php

Dans l’acte de cessation, il est clairement indiqué “”cache” Google” dans l’acte rendu par le TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE DE BRUXELLES N° 2006/9099/A

“condamnons la défenderesse à retirer de tous ses sites (Google News et « cache » Google sous quelque dénomination que ce soit), tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne francophone et germanophone représentés”

Le cache est une partie intégrante de l’indexer puisque les pages sont indexées à partir de ce contenu. De plus, les avocats “pro Copiepresse” considéraient même que le droit de reproduction n’était pas autorisé[1] pour faire l’indexation[2].

Le Soir devrait râler sur ses avocats et sur Copiepresse et non sur Google… qui applique simplement les demandes de 2006-2007.

[1] http://www.berenboom.be/pdf/googleNews.pdf
[2] Pourtant la directive 2001/29/CE autorise une exception sur le “caching” pour le fonctionnement des infrastructures…

Jacopo GIOLA - +Benoit Marchal je retrouve dans les “papiers de +Damien Van Achter :

“Google ne s’est pas le moins du monde séparé de son cache. Ce sont les journaux qui ont juste accepté d’utiliser le tag “noarchive” … la différence est de taille, surtout quand Mme Boribon nous “vend” ça comme LE mérite de cet accord. Ca ne manque pas de piquant quand on reprend l’argumentaire de Copiepresse développé jusqu’ici et qui, en gros, disait “il n’est pas normal que nous devions nous protéger du vol de Google en taguant nos articles””

c’est donc bien un problème de gestion des contenus et aussi, of course, de monétisation car comment justifier une monétisation si on a pas “le contrôle de ses contenus” ?

Benoît Marchal - +Jacopo GIOLA : on est tout à fait d’accord.
Cette accord démontrait par l’absurde que les éditeurs belges ont toujours eu le contrôle sur la gestion de leur contenu, qu’il n’y avait nul besoin de procès pour l’affirmer et qu’il n’y avait là nulle victoire pour la presse Belge.
Comme tu le rappelles, les termes de l’accord (survenu quand la presse a mesuré le coût de la désindexation qu’elle avait obtenue en justice) se résumait à ce que la presse Belge utilise le protocole Internet accessible à tous depuis toujours (protocole accessible à tous donc neutre). +Damien Van Achter avait à l’époque bien fait son travail de recherche.

Xavier Lambert - Le pis c’est que sans Google on va avoir un mal de chien s retrouver certaines de nos pages…

Christophe Lefevre - +Xavier Lambert C’est drôle, je me posé la questions, les moteurs de recherches natifs aux sites sont souvent catastrophiques. :)

La presse, de façon générale est géniale, elle refuse de rétribuer Apple pour la vente d’abonnements sur sa plateforme iOS comme tout le monde, elle veut interdire la RTBF de faire du web, elle voudrait des règles d’indexations spécifiques! Moi je pense que la presse devrait s’associer aux majors de la musique pour faire un procès à dieu qui n’a pas fait le monde exactement comme ça les arrange! Oui, les temps changent, c’est pas de bol!

Ce qui m’ennuie, c’est que la presse qui s’est mise dans cette situation risque de revenir en arrière, peut être pas tous les journaux, mais certains ont trop besoin de Google. Je les vois mal faire un procès à Google pour désindexation abusive (quoique) mais plutôt faire un accord à l’amiable, ce qui pourrait que renforcer le géant américain et décrédibiliser la presse belge.

Le gagnant dans cette histoire, c’est Google, certainement!

Mehmet Koksal - On parle toujours des intérêts de Google vs les éditeurs mais tout le monde semble ignoré le travail des producteurs de contenu (aka “journalistes”) qui sont les véritables spoliés dans cette affaire, non ?

François Schreuer - Spoliés par qui ? Par la bêtise de leurs employeurs ? Sans doute, oui…

Xavier Lambert - Google facilite l’accès aux contenus produits par les journalistes. La question de la monétisation et donc de la retribution vient après il me semble. C’est d’ailleurs le délicat exercice des sites qui veulent passer a un accès payant, tout en continuant a être indexés.

Mehmet Koksal - +François Schreuer Que les choses soient bien claires : Google n’est ni plus ni moins qu’une vulgaire société cherchant d’abord à maximiser ses profits (comme toutes les autres FB, Twitter et consorts), il convient de la traiter comme telle et non comme une organisation humanitaire oeuvrant sur base des principes démocratiques régissant une communauté (internet). Google ne doit pas nécessairement changer d’algorithmes ou de modèle, elle peut faire quelque chose de plus simple : payer ou créer une plateforme soutenant financièrement le travail des producteurs de contenu qui alimentent son modèle économique. C’était à mon avis ça le sens de la démarche judiciaire de Copiepresse et de la SAJ en assignant en justice ce géant américain, maintenant il semble que ce soit le retour des flammes et la guerre des tranchées entre les deux camps. Je n’ai non plus aucune sympathie pour ces patrons de presse belge qui font signer des contrats de travail où le travailleur cède gratuitement tous ces droits d’auteur et de reproduction à vie et sur tous les supports. Ils font en interne avec leur propre personnel ce qu’ils reprochent à Google de faire. C’est ça qui est quand même positif dans les mesures de rétorsion utilisées par Google à l’égard des titres et qui rappelle aux patrons ce vieil adage : ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse.

Damien Van Achter - +Mehmet Koksal “vulgaire société” ? c’est très péjoratif comme qualificatif. Sauf si “vulgaire” =”commun”. Mais tu as raison. Journalistiquement, il faut traiter les big company du web comme on traite les big pharma ou les big de l’agro-alimentaire.
Et je te rejoins tout à fait aussi sur la détestable habitude qu’ont les patrons de presse (et médias en général, sans distinction) à considérer leurs forces vives comme du bétail, payé au lance-pierre avec des contrats ultra précaires. On ne peut produire de la qualité (et revendiquer d’être traité comme tel) si l’on procède en interne comme à l’abattoir et au canon à dépêches.

Le conflit auquel nous assistons est vraiment à la croisée de tous les chemins et montre bien les limites de chacune des parties.

Et +1 sur ta conclusion (qui est pile-poil pour un dimanche :-)

fabrice massin - Pour ce qui me concerne, il me semble que cette attitude de conflit des éditeurs envers tous les concurrents ou supposés l’être n’est pas saine, le web belge a tout intérêt à s’auto stimuler positivement en développant des nouveaux contenus & services en tentant de faire preuve d’innovation avec pour seules finalités de servir la communauté de tous les internautes. Sommes nous si forts qu’il soit nécessaire de perdre son temps, son argent et ses ressources pour devoir se défendre/s’attaquer les uns contre les autres…et bientot on va aussi attaquer Facebook et puis Twitter etc.. Tous ces puissants acteurs du web doivent bien evidemment faire des profits c’est vrai; mais ils contribuent aussi au développement d’autres activités web et aussi à relier entres elles des millions de personnes dans notre pays.
Comme certains l’ont fait justement remarquer, aucun média n’est correctement référencé dans Google à moins d’avoir fait les développements techniques nécéssaires et ce pour tous les services de Google. Alors pourquoi cracher dans la soupe…. Ok l’argent est une bonne raison pour certains. Rien de repréhensible mais quand on envoie des missiles il ne faut pas s’étonner de ramasser une bombe en retour non !
Quels sites de médias peut se permettre de vouloir se passer des ces acteurs quand on sait que dans les 5 ans, plus de 50 à 75% du trafic passera par ces acteurs ? Evidemment certains pensent qu’ils sont indispensables et que tous les moyens sont légitimes pour obtenir de l’argent et donc pour entraver ceux qui ne pensent pas comme eux … So be it,
Nous ne sommes plus au siècle des Lumières, mais je pensais à la citation de JJRousseau “l’homme nait naturellement bon, c’est la société qui le corrompt…. je paraphaserait “le web est né naturellement bon, ce sont certains acteurs qui tentent de le corrompre et de le foutre en l’air” et ca c’est pas démocratique.
Bon dimanche à tous

Damien Van Achter - +fabrice massin QOTD ! “le web est né naturellement bon, ce sont certains acteurs qui tentent de le corrompre et de le foutre en l’air”

la conversation se poursuit sur G+ et ici

A VOUS !

2 réactions

Regards sur l'année 2010 des médias





Martine Cornil a eu la gentillesse de m’inviter à participer à son émission “Regards 2010“, sur La Première (RTBF) consacrée ce jeudi aux événements qui ont marqué l’année des médias.

(podcast disponible ici)

En compagnie de Benoit Grevisse, directeur de l’Ecole de journalisme de l’université de Louvain (UCL), nous avons ainsi eu l’occasion durant 1 heure – un format long … aussi rare que bon- de creuser différentes thématiques, allant de Wikileaks à Google TV en passant par Facebook et les marchés publicitaires, la saga politique belge, les mineurs au Chili, l’émergence des webdocumentaires, les heurs et malheurs de Mediapart, le mythe de la transparence et la restauration progressive de la confiance, ainsi qu’une série d’autres événements qui ont impacté les “récits médiatiques” en 2010.

Quelques liens:

L’année SocialMedia 2010 en 100 liens

Les Québécois adoptent de plus en plus Internet, sans délaisser la télévision (Le Devoir)
Internet dope et rajeunit l’audience de la télé (Le Figaro)
10 Trends That Are Shaping Global Media Consumption (AdAge)
Dossier Wikileaks (Owni)

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Les liens du RTBF Labs (semaine du 28 juin au 2 juillet)





Synthèse hebdomadaire de ma veille quotidienne, effectuée dans le cadre du RTBF Labs. Suivez-là sur Twitter ou abonnez-vous à sa newsletter. (more…)

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Les bons liens de la veille ( 8 novembre au 10 novembre )





Voici quelques articles dont la pertinence/l’intérêt m’ont marqué au cours des derniers jours. Faites-en bon usage ! :-) (more…)

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Les bons liens de la veille ( 21 octobre au 23 octobre )





Voici quelques articles dont la pertinence/l’intérêt m’ont marqué au cours des derniers jours. Faites-en bon usage ! :-)

  • Play #NHLPick15 on Twitter – NHL.com – News – La NHK organise son propre système de paris via Twitter.
  • L’internaute engagé et bavard ne fait pas forcément le leader d’opinion (via @narvic) – Sur les blogs et réseaux sociaux, la majorité des conversations est souvent tenue par des individus ayant des opinions très marquées. Une monopolisation qui leur donne l’impression – parfois fausse – d’être en majorité.
  • The Los Angeles Times has 2,300 Kindle subscribers, which means $97,200 a year in revenue (via @NiemanLab ) – The Times believes its real breakthrough will come when an e-reader is developed that will achieve iphone-like acceptance by the public. Stanton said Times publisher Eddy Hartenstein is keenly interested in this arena, and likens it to the way, in a previous job, Hartenstein shook up the cable industry with DirecTV. Stanton, by the way, said the Times has 2,700 Kindle subscribers.
  • Comment les Business Schools ratent le train de l’économie de la collaboration (@JeanYves ) – « Demandez à un diplômé de MBA de formuler une autre vision du monde économique qu’un univers concurrentiel, il vous récompensera d’un regard vitreux, lance Charles Green (…) Or, dans un environnement connecté et plat comme le nôtre, où les coûts de transaction sont faibles, il serait simplement plus économique de ’se fier à’ plutôt que de ‘concourir contre‘. »
  • Arsenal launches iPhone app – sports media beware | @guardiantech – Traditional sports media publishers: be afraid, be very afraid. In the latest example of English football clubs enhancing their own position as digital media providers, Arsenal has this week launched an iPhone app, priced £2.99. It has exclusive pictures, video, scores and news designed to keep Gunners fans happy. But what should have mainstream digital publishers worried is the sheer size of Arsenal’s new media operations…
  • “Le Net est la plus grande saloperie” – BUG BROTHER – Les ennemis de l’internet sont des trolleurs. Et il faut aussi savoir sourire aux trolleurs : à défaut de les désarmer, cela permet généralement de rehausser le débat, de rappeler qu’ils sont en train de péter un plomb, et de montrer où se trouve la voix de la raison.Rien ne sert de s’énerver : il faut juste les ignorer, se battre pour qu’ils ne changent pas trop la loi, et continuer à programmer du code comme nous le faisons depuis 20 ans maintenant : nous avons le matériel, les logiciels, la bande passante, la culture, les talents…
    Nous n’avons besoin de rien, ni de changer la loi, ni d’en faire adopter de nouvelles, ni de détruire ni de créer quoi que ce soit, ni de “venture capitalists“, ni de position monopolistique… La beauté de notre position tient au fait que de toute façon nous gagnerons, alors laissez-nous tranquille. La seule chose que nous demandons, à l’Etat, c’est d’éviter de créer des injustices au bénéfice de quelques-uns.
  • Sous le règne du buzz, malaise dans la politique et l’information | slate (par @narvic) – C’est à se demander si les médias traditionnels n’ont pas trouvé, enfin, avec internet, cette réponse de leur audience, après laquelle ils courraient tous depuis longtemps. Internet semble en effet fournir une température en temps réel des attentes de l’audience autrement plus rapide et efficace que l’observation du nombre d’invendus dans les kiosques à journaux, de l’observation quart d’heure par quart d’heure de l’audience des émissions télévisées, et des autres moyens marketing.
  • Excellent billet de @eni_kao ! “Pourquoi Internet agace Finkelkraut, Séguéla et les autres” – Cette élite en déliquescence ne pratique pas Internet et n’en comprend ni les codes, ni les habitudes, ni les pratiques, ni les enjeux. Aussi, elle ne maîtrise pas du tout sa présence sur Internet car elle n’y est pas proactive : pas de site personnel vraiment animé, pas de blog ou de profil Facebook, et sans doute pas d’expérience numérique personnelle, les on-dit et les étonnements de l’entourage leur suffisement peut-être. Pour des professionnels du personnal branding, avouons que rater le virage de la e-reputation est bien dommage…
  • Alex Payne, Twitter API : “Nous voulons être le bus des messages du web” | ReadWriteWeb France – Nous voulons que Twitter soit le bus de messagerie du web, « the message bus of the web« , et je pense que nos utilisateurs et les développeurs doivent avoir la plus haute exigence vis-à-vis de notre service. Nous avons besoin de cette pression pour nous guide
  • Comment l’audience du HuffPo a dépassé celle du Washington Post. Interview du CEO E. Hippeau. (via @lmauriac ) – The news spread quickly, aided by PR and the characteristic web glee anytime an online property appears to be leaving old media in the dust: the September numbers for comScore and Nielsen showed Arianna Huffington and The Huffington Post beating WashingtonPost.com in unique visitors for the first time.
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Les bons liens de la veille ( 10 octobre au 19 octobre )





Voici quelques articles dont la pertinence/l’intérêt m’ont marqué au cours des derniers jours. Faites-en bon usage ! :-)

  • LePost.fr: How amateurs produce valuable journalism | forum4editors.com (with @benoitraphael ) – LePost’s model is quite unique in the world: it’s a social media + a newsroom of journalists who produce their own content and co-produce news with users. Le Post take the “pulse” of the news : what people are talking about concerning the news.
  • Une assurance pour bloguer et twitter ? @RC_CarnetTechno (via @jeanlucr ) – Une compagnie d'assurances canadienne propose désormais aux blogueurs et twitteurs du pays de se protéger contre les poursuites engendrées par leurs propos en ligne. C'est la compagnie TD Assurance qui vient d'ajouter à son assurance habitation et auto, une assurance-responsabilité civile complémentaire qui protège contre des poursuites qui touchent des aspects de la publication de propos impliquant le libelle, la calomnie ou la diffamation en ligne.
  • Readtwit : le journalisme de liens a son application Twitter | ReadWriteWeb France
  • Journaliste-entrepreneur: oxymore? (@ericscherer – AFP-MediaWatch ) – Seul ou en petit groupe, de manière indépendante ou au sein d'une entreprise ouverte à l'innovation, c'est aujourd'hui enfin possible, facile, bon marché, enthousiasmant, de monter son projet, à condition, bien sûr, d'avoir quelques idées, des convictions, et des rudiments de culture « business » (marketing et business plan) et technologique (le web!).
  • Trafigura vs Guardian : twitter au secours de la liberté de la presse – @mediatrend – C’est l’histoire de l’information telle qu’elle se construit maintenant et de la puissance, de la rapidité et de l’efficacité de l’internet en général et d’outils comme les réseaux sociaux et en particulier twitter.
  • "La situation de la presse est intenable : il faut s’attendre à une vague de concentration" (via @couve) – Il reste encore beaucoup de rationalisation à réaliser. En presse quotidienne régionale, par exemple, plus de 10% des effectifs de la production et de la distribution sont menacés à court terme. Les quotidiens régionaux vont aussi devoir régler le sort des journaux d'annonces gratuites qui sont complètement dépassés par le web. Globalement toute la presse est en train de vivre une "annus horribilis".
  • Google LatLong: Introducing Google Building Maker – We like to think of Building Maker as a cross between Google Maps and a gigantic bin of building blocks. Basically, you pick a building and construct a model of it using aerial photos and simple 3D shapes – both of which we provide. When you're done, we take a look at your model. If it looks right, and if a better model doesn't already exist, we add it to the 3D Buildings layer in Google Earth. You can make a whole building in a few minutes.
  • Catch-up TV : vers une plateforme web commune française pour contrer Hulu.com ? – Alors que les différents systèmes de catch-up TV sont en plein boom, TF1, M6 et Canal+, si l’on en croit un article publié par Les Echos, pourraient s’associer afin de créer une plateforme de télévision de rattrapage gratuite commune.

    Les bénéfices de la manœuvre seraient multiples : un site commun permettrait d’optimiser les rentrées d’argent, en augmentant les revenus publicitaires ; la mutualisation permettrait également de démultiplier l’audience des vidéos, en leur faisant gagner en visibilité puisqu’elles deviendraient toutes disponibles au même endroit…

  • Le New York Times lance ses flux de recherche persistantes | @epelboin (via @narvic) – Le New York Times vient de mettre en ligne un nouvel outil qui permet à ses lecteurs de filtrer ses articles disponibles en ligne par tags et par mot clé pour les transformer en flux RSS personnalisés. Les developpeurs pouvaient avoir accès à de telles fonctionnalités depuis longtemps à travers les APIs Article Search et TimesTags, mais pour les simples lecteurs, c’est une première.
    L’une des fonctions qui a retenu notre attention est la possibilité de donner à l’outil l’url d’un article dans le champs destiné à la recherche et de le laisser suggérer des articles en rapport. L’outil utilise pour cela les tags attribués à chaque article, qui ne sont pas montrés aux utilisateurs en temps normal, mais qui sont attribués par les éditeurs du NYT à chaque article.
  • "La loi c’est comme le code, on peut la hacker" (via @epelboin et @soufron ) – La rencontre entre le code informatique et la loi n’est pas nouvelle et remonte presque aux origines de l’informatique. C’est même l’une des spécificités de l’informatique – de nombreux chercheurs l’ont soulignée – que de se poser la question du droit et en particulier du droit d’auteur. Pour la première fois, en effet, dans l’histoire du copyright anglo-saxon et du droit d’auteur français, des non-spécialistes se saisissent de cette question pour en faire une véritable cause d’engagement citoyen et politique. La raison en est assez simple : l’innovation en informatique implique de manière quasi consubstantielle la circulation de la connaissance.
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Les bons liens de la veille ( 1 septembre au 11 septembre )





Voici quelques articles dont la pertinence/l’intérêt m’ont marqué au cours des derniers jours. Faites-en bon usage ! :-)

  • Colt enrayé, web belge planté | @belgoit – Hier matin, Datanews disait “Colt Telecom affirme que la plupart de ses clients n’ont rien remarqué de la panne de son réseau IP. Seuls quelques sites d’actualité francophones en ont fait les frais“.Si avoir des temps de réponse de 9 secondes et une inaccessibilité de quasi 48h n’est “rien“, on se demande tout de même ce qu’il faut pour qu’une panne soit considérée comme telle.
  • Un manifeste Internet | via @enikao – Comment internet change/amliore/sublime/ les pratiques journalistiques, en 17 affirmations
  • Il est crucial de préserver la neutralité du Net ! | ReadWriteWeb France (via @epelboin) – Jusqu’à présent, lorsque les réseaux des opérateurs étaient saturés, ils investissaient dans plus de bande passante et augmentaient la puissance de l’infrastructure globale que nous appelons Internet. Avec ces nouvelles possibilités de pratiques anti-concurrentielles lucratives, les opérateurs pourraient se tourner vers un nouveau business model : investir dans le contrôle de ce qui circule sur leurs réseaux, plutôt que d’investir dans de meilleurs réseaux. Ce modèle créerait des conditions d’autojustification de ces politiques : « Internet est devenu trop lent, nous sommes par conséquent obligés de contrôler et d’attribuer des priorités sur le contenu, les services et applications dont les propriétaires sont prêt à payer plus d’argent. » De tels arguments, accompagnés du mirage de la « fin d’Internet », ont été avancés devant le Parlement européen pour justifier l’abandon de la neutralité du Net, mais ne tiennent pas devant les réalités techniques.
  • De l’importance de revoir en profondeur la formation continue des journalistes | Monday Note – @filloux ) – To sum up, in most old news organizations (I don’t want to overgeneralize, some will blast this column with eagerly awaited counter examples)
    * talent is not rewarded
    * incompetence is not penalized either
    * therefore people tend to be demotivated
    * which in turns leads to moonlighting (usually in broad daylight)…
    * …to the benefit of other news outlets gladly relying on a dynamic phalanx of non-permanent, flexible staff
    * all of the above takes place within a rapidly changing context: increased pressure from previously buried expertise such as highly knowledgeable bloggers, as well as from audience demands and challenges.
    Try to migrate toward the digital era with such deadweight.
    In such turbulent times, the bean-counter approach is staff trimming, more in an Excel kind of way, than based on the assessment of core competencies needed today and tomorrow.
  • YouTube in Talks to Stream Rental Movies – WSJ.com – Google Inc.’s YouTube is in discussions with major movie studios about allowing users to stream movies on a rental basis, according to people familiar with the company’s plans, marking one of the video giant’s first moves towards charging for content instead of making it available for free with advertising.
  • How companies are benefiting from Web 2.0 – McKinsey Quarterly (via @FredericMartin ) – The heaviest users of Web 2.0 applications are also enjoying benefits such as increased knowledge sharing and more effective marketing. These benefits often have a measurable effect on the business.Over the past three years, we have tracked the rising adoption of Web 2.0 technologies, as well as the ways organizations are using them. This year, we sought to get a clear idea of whether companies are deriving measurable business benefits from their investments in the Web. Our findings indicate that they are.
  • Interdiction d’utiliser Twitter pour les joueurs, coachs et même les médias qui couvrent la NHL – The NFL said that it will let players, coaches, and other team personnel engage in social networking during the season. However, they will be prohibited from using Twitter and from updating profiles on Facebook and other social-networking sites during games.
    In addition, they will not be allowed to tweet or update social-networking profiles 90 minutes before a game and until post-game interviews are completed.
    The rules even extend to people “representing” a player or coach on their personal accounts.
    The NFL didn’t just stop with the league itself, though. The organization also said that media attending games will be prohibited from providing game updates through social networks.
  • Kindle Friendlier to Environment Than Print Books – Amazon.com Inc.’s Kindle and rival electronic reading devices will do more to curb pollution from the production of printed books than publishing industry efforts such as recycling, according to Cleantech Group LLC. More than 14 million e-readers will be sold by 2012, up from 1 million now, Cleantech said, basing its statistics on its own analysis as well as on outside studies. A year after purchasing a Kindle, the annual net carbon savings are equal to the publishing and distribution of 22.5 printed books, the group said.
  • Sony to throw its weight behind 3D TV – 3D technology looks set to hit the home consumer market next year, with Sony on Wednesday announcing plans to sell 3D televisions globally by the end of 2010. There are several types of 3D technology. Sony has opted for “active shutter” technology, using electronic glasses containing tiny shutters that open and close rapidly in synch with the television image to create a 3D impression. Cinema 3D uses “polarisation” technology with simpler glasses. However, this only works when viewers are at a certain angle to the screen, making it less suited to home viewing.
    It has given no indication of prices, but analysts expect early 3D TVs to cost several thousand dollars. Hyundai’s 3D TVs cost more than €3,400
  • Teaching Twitter at J-school – Editors Weblog – A new course offering from DePaul University in Chicago will teach journalism students how Twitter can be used in the newsroom. The class’s objective will be to instruct future journalists how to sift through all the information that is available through social media sites like Twitter, specifically as it relates to uncovering breaking news and verifying the authenticity of amateur sources.
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Les bons liens de la veille ( 25 août au 1 septembre )





Voici quelques articles dont la pertinence/l’intérêt m’ont marqué au cours des derniers jours. Faites-en bon usage ! :-)

  • Teaching Twitter at J-school – Editors Weblog – A new course offering from DePaul University in Chicago will teach journalism students how Twitter can be used in the newsroom. The class’s objective will be to instruct future journalists how to sift through all the information that is available through social media sites like Twitter, specifically as it relates to uncovering breaking news and verifying the authenticity of amateur sources.
  • Nouvelle tendance lourde: ce qui est Good enough! (pas mal) – @Transnets – “Ne croyez pas au mythe de la qualité!” hurle Clay Shirky depuis son fauteuil de prof de new media à NYU. Les entreprises qui misent là-dessus se gourent. On sait depuis Clayton Christensen que les technologies perturbatrices commencent toujours par s’imposer alors qu’elles ont moins de qualité que celles qui dominent et que les pros y trouvent une bonne raison de les dédaigner.
    Premier exemple: les caméras Flip à deux sous (oui, je sais les prix réels sur Amazon oscillent entre 90 et 180 dollars. Vous allez pas ergoter quand même). En deux ans elles sont parvenues à occuper 17% du marché américain des camcorders (aidez-moi donc si vous avez une traduction).

    Wired remarque au passage qu’en temps de crise c’est tant mieux.
    Second exemple: les MP3. Le son est moins bon que sur un CD mais on peut en gaver nos iPods et les faire circuler sur l’internet. C’est plus commode, donc… Good enough.

  • Augmented reality comes to the FT (via @ptaillandier ) – Today’s edition of the Financial Times features an experiment with an emerging technology which is already winning over geeks and marketeers alike: augmented reality.It’s part of a broader analysis piece, Out of the box, about how the twin challenges of digital media and the recession are forcing advertising agencies to rethink the way they do business. And if there’s anything that demonstrates how far we’ve come from the 30-second TV spot, it’s augmented reality.
  • Murdoch son: BBC threatens independent journalism – “In this all-media marketplace, the expansion of state-sponsored journalism is a threat to the plurality and independence of news provision, which are so important for our democracy,” Murdoch said.James Murdoch, the 36-year-old executive in charge of News Corp.’s businesses in Europe and Asia, spoke late Friday at the Edinburgh International Television Festival — 20 years after his father delivered a keynote speech at the same event
  • Forrester : les +35 ans se mettent aux réseaux communautaires (via @narvic) – Le cabinet d’analyse Forrester Research vient de publier une nouvelle étude sur les réseaux communautaires menée au mois de mai dernier auprès de 4455 participants aux Etats-Unis âgés entre 18 et 88 ans. Selon l’analyste Sean Corcoran « la plupart de la croissance au sein des réseaux sociaux provient désormais des personnes âgées de plus de 34 ans ».En effet, au travers de cette étude, il apparaît que la participation des +34 ans aurait progressé de plus de 60% et plus de la moitié des personnes interrogées entre 34 et 44 ans se sont inscrites à un réseau communautaire.
  • Mininova ordered to purge all links to copyrighted files – (via @ADNz ) – Fresh off a set of legal wins against The Pirate Bay, the music and movie industries have just scored another court victory against the massive BitTorrent search engine Mininova. A Dutch judge in Utrecht has given Mininova three months to purge all links to copyrighted content from its site—or pay up to €5 million in penalties.
  • Magazine Apps Popular Among iPhone Users – A handful of magazine apps are gaining significant traction among iPhone users. After less than two weeks, Seventeen magazine’s first iPhone app has already made it to the top of the lifestyle category in the Apple iTunes store, among free apps. “We are up to over 130,000 downloads,” said a spokeswoman, who added the “Seventeen Fashion Finder” app knocked Virtual Zippo Lighter out of the top spot (which it held for over a year). “We’ve promoted this everywhere — in the magazine, Web site, Facebook, Twitter and MySpace,” said editor in chief Ann Shoket
  • How to Track Your Twitter ROI (via @RolandLegrand) – If you’re using Twitter for business, there will come a point when you, or those you report to, will want proof that your Twitter efforts have a tangible return on investment (ROI). Although the industry metrics for success are still being defined, the nature of link sharing and the opportunities of Twitter search create an environment ripe for tracking.
  • Twitter Yields Uneven ROI for News Organizations Using Automation, Curation, Interaction – Quels sont les meilleures tactiques pour un médias sur Twitter ? Faut-il balancer un flux rss ou bien agir “à la main” ? Faut-il interragir à tout prix ou bien s’en tenir à une logique broadcast ? A moins qu’il ne faille faire un peu tout cela à la fois ….
  • Une semaine sans web dans la rédac du Monde. (aka, “Le Monde est à la pointe de la techno, twitter toussa.”) – Au départ, c’était une idée simple, banale. On se demandait en riant “comment c’était, avant ?” Avant ou plutôt hier, il y a 15 ans à peine. Comment vivait-on sans Internet ? Comment travaillait-on quand on était journaliste ?
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Inside France 24's Media Lab (with @mikiane & @jonathanmarks )






Très intéressante discussion entre Jonathan Marks et Michel Levy-Provencal à propos du Lab de France24.
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Susan Boyle ou la défaite du web 2.0 (@novovision)






Narvic plante ses crocs dans le mythe et détricote le buzz dans un mouvement de reverse engineering dont il a le secret.

(…) “Là où le web 2.0 n’a cessé de prophétiser la victoire des amateurs sur les professionnels, dans une sorte de concurrence perdue d’avance… Là où le web 2.0 n’a cessé d’annoncer la substitution des vieux médias par les nouveaux, le passage de la logique « verticale » des médias « top-down », à la logique « plate » du net « horizontal » et « many to many »… ce n’est pas du tout ça qui se passe avec le « phénomène » Susan Boyle.

C’est la télévision qui l’a révélée au public, c’est la télévision qui a intensément relayé, avec maintes interviews complémentaires, cette découverte (BBC (1), BBC (2), NBC, ITN, West Lothian Courier, Associated Press, Channel5, et même une sorte d’apothéose : Susan chante en direct pour Larry King sur CNN, etc., etc.).”

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