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The Lean Journalism Canvas (v.01)


Publié le 30 mars 2015 par Damien Van Achter

As journalist, we don’t often shoot or write as professionnal sellers. Actually, we’ve got a real problem with money, and not doing this job to be rich (famous, sometimes, but definitelly not rich). Given the last decade’s decline of our whole industry business models, we need to craft new ways to produce and deliver content. And it’s not an easy game, particularly when you’r playing the freelance way.

News as a Process

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During the last 4 years, I’ve helped around 350 IHECS‘s journo students, in Belgium, to think and act as entrepreneurs. Entrepreneurs of their own career, with some digital litteracy, and more specifically, entrepreneurs of their own little pieces of work. Being able to embrace changes, setting up some strong conversationnal strategy and handling the whole process as much as possible, from the ideas (which are cheap) and early iterations, to the aftermath (selling it and backtracking it using comments and feedbacks).

By the time, pitching to your peers appeared to be a very good exercice before pitching to your Editors or boss. Because if you’r not able to sell a strong « Why » to your Friends, Familly, Followers and Fools, there’s now way that strangers will buy it. So you definitely must admit to you have to think and act as the best VRP of your own work, IRL and online.

From  my point of view, being « Lean » is more a state of mind than a set of tools, or rules. So I let them digg and play, fail quick and craft dirty sketchs, trying to be the more useful as possible helping them to ask themselves good questions. And I’ve never seen good solutions who did not came exclusively from them.

Training students for jobs who don’t exist yet

So, I’m not considering myself as much as a teacher than a coach or a mentor, or a facilitator (whatever you call it, but in a socrative way). And living day-by-day with stratupers at NEST’up, the accelerator I’ve co-founded in 2012 in Wallonia (Belgium’s french speaking), has learned me that there is not such a great mindset that the one which consist to challenge every proposition value with the right product market fit. And, again, given the fact that our traditionnal business model are broken doens’t mean that there is no new paths to explore to make our journalism, at least, sustainable.

So I begon to use the Business Model Canvas, the Lean Canvas and the « New News Process » to help, me at first sight, and then them, crafting the best user experiences.

But there was a glitch, a missing piece, for journalists to take full advantage of those great tools. So I’ve build my own, confronted it with the field’s rules, and now opensource it. Because as the people formerly known as the audience has told us: We are What We Share.

F**ck it, Ship it !

crowdfundingAt this time, using the Lean Journalism Canvas, my students have achieved to crowdfund 30 projects succesfully, for more than 56.000 euros, and still counting (projects are still on their way, aiming for around 25 more k’s euros). I’m quite proud of everyone of them, as much that I’m gratefull to the IHEC’s board and team for their trust and full support to let the students create and innovate this way.

(Check all their projects on KissKissBankBank, or follow them on Facebook and Twitter‘s lists),



This canvas is a proposition, not perfectly nor definitely crafted. It is a good v0.1 v0.2 but it doesn’t exactly fit yet with every kind of j-works, especially for those with short term delivery commitments. Work is still to be done to refine it, so don’t hesitate to test it with your own projects, hard and soft news, play with it with a gazillion of sticky post-it. Fork it  and I would love to see it improved with your remarks, tips and tricks !

(thanx to Eric Scherer, Tristan Kromer, Ziad Maalouf, Marie-Catherine BeuthPhilippe Lemmens, Olivier Verbeke, Xavier Damman, Philippe Couve, Yann Guegan, amongst others, for their great feedback and early support.)

Feel free to download it on Slidshare

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source: datapointed.net

#opendata: Lette Ouverte à Charles Michel et Paul Magnette


Publié le 3 février 2015 par Damien Van Achter


Pressformore – Open Data

250 000 results for you search, explore those results.

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Roadtrip de « formation par l’action » pour les journalistes de La Montagne


Publié le 1 février 2015 par Damien Van Achter


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En me lançant dans ce genre d’aventures, j’avais conscience que j’ouvrais la porte à une nouvelle manière de raconter des histoires, mais j’ignorais à quel point ça allait changer la façon-même d’exercer mon métier. Je me trouve ici pile-poil à la frontière entre la formation, la production de contenus, la création d’évènements, le marketing, le lean start-up … C’est proprement fascinant !

Je me rends aussi compte petit à petit à quel point cette « Newsroom Mobile » va être une beta permanente. C’est ce qui me permet en fait de construire des dispositifs presque sur-mesure à chaque fois. C’est très artisanal, dans le bon sens du terme, puisque les attentes et les circonstances de chacune de ces missions sont toujours un peu différentes, même s’il y a un canvas de base realitivement identique. C’est très intéressant de bosser de cette manière, cela me force à être bon et à continuer à innover, à m’améliorer. Très pragmatiquement aussi, cela me permet de créer une forme de rareté, avec pour corolaire de tirer le jour/homme vers le haut …

Certes, il y a encore pas mal de choses qui doivent s’affiner mais je crois que, tout comme pour les masterclass en résidence, je commence à atteindre un niveau de « proposition de valeur » non négligeable, et de consolider ainsi une deuxième « patte à mon tabouret ». To be continued …

En résumé, les objectifs étaient :

 

-> Storytelling en mobilité (captation/diffusion sur smartphones/tablettes/laptops).

-> Engagement des audiences via les réseaux sociaux (synthèse entre terrain numérique et terrain physique).

-> Packaging des flux d’information via un dispositif interactif sur le site du media.

 

Premières conclusions:

 

1) Importance de la préparation en amont. Mise en place d’un backchannel (sur Slack), sorte de rédaction décentralisée, pour synchroniser la communication entre ceux qui sont dans le véhicule et les autres participants « à distance », tout au long du projet. Etablir des indicateurs de performance (pages vues ? nb de like/RT ? temps passé sur le site ? nombre de contacts établis ? qualité des cartouches emmagasinées pour l’avenir ? etc)

2) Créer un environnement propice à l’expérimentation. Ne pas forcer l’adoption de nouveaux outils, faire confiance aux affinités quant aux supports à explorer et offrir un espace pour prendre le risque de se planter. Insister sur la nécessité d’un nouvel état d’esprit lié à la logique des flux (et non plus des cycles). Nécessité de bien répartir les rôles afin de couvrir au mieux les différentes temporalités, exploiter le live, raconter le processus en train de se faire mais aussi garder des cartouches pour du « long » tout en évitant d’accumuler trop « marbre ».

3) Mise en place d’un dispositif à haute valeur ajoutée pour les utilisateurs. Recherche du meilleur rapport fond/forme et choix des supports en fonction du timing et des cibles visées. Importance d’avoir la main sur le template et le code afin de pouvoir modifier le design et offrir la meilleure expérience aux utilisateurs en fonction de l’actu traitée. Tenir le fil le plus tendu possible avec l’audience grâce au feedback sur les réseaux sociaux, adapter la « conduite » pour coller au mieux aux attentes et débriefer à chaud pour fermer très vite les portes qui mènent vers des culs-de-sac.

 

Consultez le dispositif complet sur le site de La Montagne (groupe Centre France)

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« Fostering creativity, entrepreneurship and mobility »


Publié le 14 janvier 2015 par Damien Van Achter




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Thibault Camus / AP

Contre l’obscurantisme, allumez des feux !


Publié le 11 janvier 2015 par Damien Van Achter

L’exercice de haute voltige dure maintenant depuis 5 jours, au rythme des images à la télé, des vidéos regardées en loucedé sur Youtube, des commentaires des copains à l’école et des conversations que nous pensions n’avoir qu’entre adultes, sauf que non.

Bienvenue dans la vraie vie, mes petites filles …

Jamais je n’aurais imaginé devoir leur expliquer à leur âge (10, 8 et 5 ans) ce qu’était un terroriste. Pas si tôt, pas comme ça. Pas juste après que « Saint-Nicolas n’existe pas ». Pas avec des journalistes-comme-papa qui finissent avec des balles dans la tête. Pas dans une ville-où-papa-travaille-parfois.

Mais il faut croire que ce n’est jamais le bon moment pour ça.

Nous avons fait avec nos mots et nos intuitions, en essayant de ne pas anticiper leur envie de savoir, de comprendre et de rationnaliser les comportements des acteurs de ce drôle de jeu de société. Et on se rassure en se disant que nous sommes sans doute quelques millions de parents à ne pas avoir reçu le mode d’emploi  « à n’ouvrir qu’en cas de connards qui butent des gens au nom d’Allah »…

Ne pas publier sous le coup de la colère.

Lire, lire, et lire encore. Ecouter et suivre les fils, ad nauseam. Sentir les larmes et la gerbe monter, mille fois. Parler peu, éviter le pathos comme la peste, prendre conscience que « les choses » ne seront sans doute plus jamais les mêmes, et qu’en même temps tant mieux, que tant qu’il y a du mouvement, il y a de la vie…

Ne pas tweeter un truc que je regretterai plus tard, ne pas facebooker quelque chose que mes students pourraient me mettre en face des yeux, éviter d’être pris en flagrant délit de « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». S’autoriser quelques retweets, parce qu’ils touchaient vraiment juste, et des liens vers ceux qui ont eu le talent de déjà coucher par écrit ce qui me brûle le ventre. Attendre surtout que le vacarme s’essoufle, que le bruit des bots se tasse, pour s’entendre à nouveau penser.


Evidemment, l’excitation du direct dans une rédac, l’adrénaline du « breaking news » permanent, le travail d’équipe sur le terrain et la sensation de participer à la couverture d’un « moment d’Histoire » m’ont certes un peu manqué. On ne se refait pas. Tout comme le 11 septembre 2001, j’ai vécu le 7 janvier 2015 en simple civil.

Avec juste un peu moins de naïveté quant à la nature humaine…

Ne pas se taire trop longtemps, non plus

Jeudi matin, les deux frères pétards sont encore dans la nature que je dois tenir le crachoir devant une trentaine de fonctionnaires européens. J’ai prévenu l’organisateur, pas certain que je sois vraiment en top forme, que mes slides risquent de défiler et moi de me défiler. Je renverse mon café sur mon clavier juste avant de commencer. Ca va chier.

Comme pressenti, les ventes de journaux qui se cassent la gueule et l’hégémonie des GAFA me gavent très vite. Toutes les deux phrases, je rajoute un « et ce que nous sommes train de vivre le démontre bien » ou encore un « à ce niveau-là, les derniers évènements vont forcément accélérer les choses ».

Je monte dans les tours, en mode thérapie contrôlée. Je lache du lest en appuyant sans doute encore un peu plus qu’à l’accoutumée sur mes ressort favoris. « Tous les pans de notre société sont impactés par le numérique. Tous nos systèmes vont devoir muter dans leur ADN, ou disparaître. N’attendez pas d’être hackés, anticipez ! » La discussion s’engage, sur un ton joyeux et déluré, interrompue seulement par la minute de silence règlementaire « en mémoire de », pendant laquelle je n’ai qu’une seule envie, éclater de rire et faire le pitre tant la situation me paraît cocasse. First Learn The Rules, Then Break Them. J’étais à deux doigts d’être Charlie, au moins une fois dans ma vie !

C’est donc un chouia rasséréné et sous une drache qui pisse comme Marie-Madeleine qui pleure sur les femmes infidèles que j’ai ensuite été communié avec mes pairs à la gallerie The Cartoonist, dans le centre de Bruxelles.



Je fais le malin avec mes jeux de mots mais j’en avais vraiment besoin. Entendre Bertrand chialer ce matin et Jérôme dire que « nous y serons » avait réveillé le reliquat de corporatisme qui sommeille encore en moi. J’avais juste envie de les voir, de sentir nos coudes se serrer. Et ce fut le cas. Et ce fut bon.

Aujourd’hui, je n’ai pas peur

Charlie Hebdo est le seul journal papier auquel je me sois jamais abonné. Depuis 2 ans, je le recevais tous les mois dans ma boite aux lettres. Et, croyez-moi ou pas, je ne lisais pas. Charlie ne me faisait plus rire depuis longtemps, mais pour tout ce qu’il représentait pour l’ado que j’avais été, pour l’adulte que je suis devenu et le journaliste entreprenant que j’essaye d’être, payer mon obole avait plein de sens.

24 heures après que Ducon, Ducon et Ducon ont pris chacun leur ration de plomb, je ne peux m’empêcher de penser que le cirque auquel nous avons assisté n’est rien à coté de la gigantesque foire des trônes à laquelle nous allons, de gré ou de force, participer dans les semaines, les mois voir les années qui arrivent. Et pas qu’en France. Alep a son quartier des Belges, aussi …

Je n’ai pas peur mais là je suis en colère, j’enrage, je vitupère devant le poste, j’argumente avec mes potes, je parle, je vis, je bois, je raconte des conneries, je suis fier de ne pas me laisser faire, je pense que je ne suis pas tout seul, donc je suis, un peu, Charlie, ou pas.

Etre libre, c’est aussi décider de s’en foutre un peu , beaucoup, ou pas du tout.


Plus que jamais, je suis convaincu que la meilleure manière de lutter contre l’obscurité, c’est d’allumer un maximum de petites loupiottes. Alors allez-y, boutez-vous le feu, montrez-nous de quel bois vous vous chauffez ! Et si je peux vous aider en quoi que ce soit dites-le, j’ai toujours un petit bidon d’essence sur moi.

Souffler sur les braises et apprendre aussi aux plus jeunes à ne pas se brûler, ou en tout cas à ne pas se faire trop mal. Alimenter nos flammes avec du bon air et de la matière première, mais respecter aussi la chandelle des voisins et ne pas jouer aux pompiers trop zélés.

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Refuser de retourner à l’âge de pierre, c’est aussi aussi éviter de prendre les vessies technologiques pour des lanternes magiques, mais n’imaginez pas une seule seconde que les individus interconnectés seront moins éclairés demain qu’au Siècle dernier, ça serait vous foutre le doigt profond dans le troisième oeil.

EDIT 13/01:


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