En attendant la fin du roaming ….

Publié le 07 Apr 2014,  par

Si les coûts d’itinérance, le fameux roaming, seront supprimés en Europe fin 2015, inutile de vous dire qu’avec des activités à cheval sur la Belgique, la France et de temps en temps aux USA, avec 3 gsm, 2 tablettes wifi/3G, 1 dongle Mi-Fi 3G et 1 modem 4G/3G (2 sim) dans le coffre de la newsroom mobile, je fais régulièrement péter mes scores de consommation de datas. Et les factures qui vont avec.



J’assume pleinement les coûts liés à ces services, souvent d’ailleurs redondants d’un pays à l’autre, d’un opérateur à l’autre (j’ai des abonnements pré/post paid chez pas moins de 4 opérateurs différents), car il me permet de travailler le plus efficacement possible, peu importe l’endroit où je me trouve et la nature du boulot que j’ai à délivrer.



Surtout, cela me permet de continuer à pouvoir critiquer ouvertement la qualité de leurs services, et les choix stratégiques qu’ils opérent dans un secteur clé de ma propre activité professionnelle, à savoir l’économie numérique, et plus particulièrement sur les enjeux sociétaux importants comme la NetNeutrality ou la sécurité des données des utilisateurs.

Ceci étant dit, ma production de contenus en mobilité et les besoins de connexion “partout, tout le temps et pour tout le monde” à bord de ma société allant croissant, j’ai besoin de recalibrer en conséquence les abonnements et les services auxquels je souscris.

Et malgré un finetuning quasi mensuel et des tentatives répétées d’ajustements, je dois bien avouer une certaine lassitude à voire les overlaps se multiplier, les volumes non consommés être remis à 0, de payer une fortune pour quelques mega en hors forfait (mais d’avoir 1000 sms gratos dont je n’ai que faire), bref, d’une manière générale, de ne pas trouver d’offre qualitativement à la hauteur de mes attentes, spécifiques certes, mais pas franchement non plus hors norme.



Dans le meilleur des mondes (après 2015 à priori, sauf Facebook a tué tous les telcos d’ici là, mais j’en doute), voilà mes besoins à court terme:

- 3 sim voix + data (dont 1 sim avec 5h de voix en Belgique, 1 h sur la France, minimum 3go de data + minimum 2go de data en roaming; et 2 sim avec 2h de voix + minimum 2 go de data sans roaming)

- 5 sim data only (+ roaming pour 3 sim sur 5), minimum 3go au total en mutualisé, avec possibilité de grimper exceptionnellement jusqu’à 15go, en cas de missions particulières.

Bref, si vous connaissez des gens dont c’est le métier de construire des offres personnalisées pour une TPME, et afin de rester droit dans mes bottes et ne favoriser à priori aucun opérateur en particulier, n’hésitez pas à leur transmettre le descriptif ci-dessous, je serai ravi d’en discuter avec eux.


ObamySelf(ie)

Publié le 27 Mar 2014,  par

Quand j’ai vu passer le mail de l’ambassade (oui, depuis la visite d’une certaine Hillary, en 2009, et d’un programme d’études en 2011, je reçois les mails de l’ambassade), j’ai entendu mon petit troll intérieur me dire “arrête de charger la bestiole. Tu dois être à Arlon jeudi matin à 9H. Et à Paris vendredi à la première heure“. Le même petit con qui me rappelle régulièrement de dormir un peu plus, de manger mieux, d’arrêter la clope, de faire du sport …

 

Ouais, c’est ça … comme si j’allais me la jouer pleutre 2.0 alors que le Commandeur Suprême des Forces Libres me réclame ? Nope. Obiwan Kebara, me voilà !

 

Et en matière de réclame, je commence à m’y connaître. VRP de Google depuis que je bidouille avec ses Glass (même la ministre de la Culture me donne du “Google à lunettes”, c’est dire si j’ai gagné des points en streetcred), fanboy assermenté à la Pomme selon la fatwa d’un gourou agnosgeek, vendu à la solde du grand capital capitalistique parce que frayant avec des startupeurs, vil Archange de la Big Data inféodé aux plateformes marchandes du temple de la privacy … ;-)

 

Bref, donc, après avoir joliment self-brandé mon accréditation et turbiné une tuyauterie glassholistique capable d’arroser tous les réseaux d’un cliquement d’oeil, je me rendasse (oui, je maitrise aussi l’imparfait du subjectif) au check-point press, où Charly et ses dames vérifiassent que le “lab.davanac” était bien sur la liste, que tout était ok, corail, nickel chrome (Google oblige) et me délivrassent mon double sésame pour entrer dans l’arène (laquelle était aussi présente, mais je ne me premettrais sûrement pas).

 

 

 

Une fois whitlisté mon jambon-beurre et portail-de-sécurisé mes clés de bagnole (laissée, l’arme à l’oeil, au parking de la gare de Namur), je rejoins les deuxtroismille HappyPfiuuu, chefs de gouvernements et autres WellRespectedPeople férus de politique internationale, de Criméenalisation galopante et de “I Believe That All People Are Born Equal (mais pas trop quand même)”, pour écouter religieusement le State of The Union, Européenne, à la sauce Obama.

 



J’ai beau faire le grand gamin avec mes vidéos et mes selfies tout pourris, je dois bien vous avouer que de me retrouver là, à ce moment-là, entouré de ces personnes-là, m’a quand même joyeusement chatouillé le palpitant.


Entendre, de vive-voix, ces mots-là, dans ces circonstances-là, à propos d’une situation qui est quand même une des plus tendues depuis qu’on ne s’est plus mis sur la gueule ici, tout tout près, de la bouche de ce bonhomme-là … oui, ça calme un peu.

 

Et oui, je suis heureux d’avoir été là, d’avoir pris le temps d’écouter (vu la qualité du réseau, je ne pouvais de toute manière pas faire grand chose d’autre), de savourer l’instant, d’apprécier cette forme de reconnaissance et de me surprendre à jouir enfin, un tout petit peu, du chemin parcouru depuis que j’ai pris la bonne habitude de me mettre en danger, grâce aux conversations auxquelles vous me donnez la chance de participer.

 

Si j’étais dans de BOZAR ce soir, c’est surtout grâce à vous.

And I Want to Thank You For That !

And now, la suite ;-)

 

A bord du lab, avec la ministre Fadila Laanan

Publié le 18 Mar 2014,  par

 

 


1ère partie (5 min. 14″)

(où l’on parle de la victoire d’Anderlecht dimanche, de la modération des conversations en ligne, des droits d’auteurs et du conditionnement des aides à la presse)




2ème partie (8 min. 43″)

(où il est question des haters/lovers de Bruxelles-Sa-Belle, du financement de la Culture et où je me fais aussi un chouia ballader sur le statut des artistes… #welldone #mybad)




3ème partie (7 min. 50″)

(où la ministre voudrait que Netflix participe au financement de la production audiovisuelle en Belgique. Où l’on parle aussi de la concurrence, réelle ou supposée, entre la RTBF et de la presse écrite)




4ème partie (7 min. 41″)

(où l’on parle des enjeux des Big Data dans le domaine de la santé et de la protection de la vie privée.)




BONUS

Pourquoi faut-il toujours couper son gsm quand on fait une interview avec des Google Glass ? Les règles dites “de précaution” en période électorale s’applique-t-elles à cet entretien ? Qui sera la prochaine personne à monter à bord du lab ?



KidsCode et NestKids: la programmation, comme un jeu d’enfant

Publié le 25 Feb 2014,  par

Cet article a été rédigé par Aurélie Dechamps, avec le team de storytelling que je pilote au Creative Spark.

 

Qui a dit que les enfants devaient se contenter de jouer avec leurs légos? Leur curiosité est leur plus grande qualité, celle qui les pousse à développer aujourd’hui leurs compétences de demain…en s’amusant. 

Et plutôt que le foot ou le solfège, une petite dizaine de jeunes passionnés d’informatique se donne rendez-vous le mercredi après-midi pour des ateliers de programmation au Creative Spark. Ils ont entre 12 et 14 ans et voilà déjà quatre semaines qu’il suivent les ateliers KidsCode

+ d’infos sur NestKids Spring 2014 (du 3 au 7 mars – congé de Carnaval)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cours, donnés par Thibault Poncelet et Xavier Defrang s’articulent toujours autour d’un minimum de théorie.

“On leur présente ce qu’on va faire pendant l’atelier, on leur donne les petites infos nécessaires mais on va à l’essentiel, on évite de donner trop de détails inutiles pour l’exercice qu’on va faire, contrairement à un cours avec des adultes. La théorie ne dure pas plus de 15 minutes car après, ils décrochent”, explique Xavier Defrang.


“Once you know how to code, you can create virtual worlds within the computer where the only limit on what is possible is your imagination. We want to put this power into the hands and hearts of every child[...].” Dan Crow. À lire dans l’article ci-contre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’adore l’informatique, je connaissais déjà quelques petits codes avant de venir. Mais ce que j’aimerais savoir faire, c’est créer des jeux et des sites.

Samuel, 12 ans.

 

 

Quand vient enfin l’heure de mettre la main à la pâte, les jeunes recrues s’en donnent à cœur joie. Du code, du code et encore du code pendant deux heures pour réaliser l’exercice du jour par équipes de deux. Une façon ludique et pratique d’apprendre les bases de la programmation… avec une pause Fifa pour se dégourdir les neurones!

 

La majorité des jeunes adolescents présents ont déjà participé à la première édition de Kidscode et ils remettent le couvert cette année pour 12 semaines. Pour les profs, qui agissent plutôt comme des coaches, cela veut dire qu’il a fallu revoir le programme des ateliers et proposer de nouvelles choses. Cette édition est donc plus tournée vers les applications web alors que la précédente planchait sur le dessin et la création de petit jeux.























Je m’y connais en informatique mais pas du tout en programmation. C’est parfois un peu dur de suivre la théorie et on a souvent beaucoup de code à taper. Mais j’aime beaucoup ce qu’on fait. J’aimerais savoir créer des petits jeux sur PC.

Tristan, 14 ans

 

Si la moyenne d’âge au Creative Spark diminue déjà tous les mercredis, la semaine de carnaval (du 03 au 07 mars) va être l’apogée de la jeunesse créative. Pendant cette semaine sera en effet organisée la deuxième saison de NestKids, un programme accéléré qui vise à coacher des enfants et ados de 10 à 15 ans pleins d’idées pour les pousser le plus loin possible dans la concrétisation leur projet. Les inscriptions sont d’ailleurs encore ouvertes jusqu’au 28 février.

S’inscrire à NEST’Kids

Frontback: le double effet “Selfie”, made in Belgium

Publié le 24 Feb 2014,  par

 

 Cet article a été rédigé par deux de mes étudiants à l’IHECS, @kev1adam et @quentinc01, après leur rencontre via Google Hangout (voir la vidéo) avec Frederic Della Faille, le fondateur de Frontback.

 

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Utiliser la caméra arrière et avant de votre iphone en même temps ou presque ? Raconter une histoire avec une selfie et une photo “basique” ? Une bonne idée ? Frontback l’a fait! Et avec la manière.

Testez l’application en la téléchargeant sur l’appstore.


Les belges Frédéric della Faille (@fredd) et Melvyn Hills (@melvynhills) vivent le rêve américain à San Francisco. En quelques mois, leur application s’est taillé une place de choix dans le cercle fermé des start-up “à suivre”.

 

Depuis sa sortie en juillet, l’application compte déjà 400.000 utilisateurs. Ce qui a attiré l’attention de gros poissons, comme Twitter, qui a tenté de racheter l’application avant que, d’après le site Techcrunch, Frontback ne lève 3 millions $ d’investissments nécessaires à son dévelopement.

Le concept: 2 photos prises par les caméras avant et arrière. Rien de bien compliqué mais qui souffle comme un vent de fraicheur sur les applications de partage photo comme instagram ou snapchat. L’idée aussi est de pouvoir scénariser les 2 photos en en prenant une puis l’autre pour créer “des vrais chefs-d’oeuvre 2.0″, comme l’explique Fred della Faille lui-même au Daily Beast.

 

Une des forces de Frontback est qu’elle n’est pas là pour prendre la place d’une des grosses cylindrées déjà bien ancrées dans l’univers des utilisateurs. Elle est là pour apporter une nouvelle approche de la photo mobile sans exclure les autres app. Le tout combiné à une interface simple et user-friendly comme on les aime.

 

 

La dernière mise à jour date du 13 février et se voit dotée de la fonction “explore” (découvrir) qui vous permet de visionner les photos d’autres utilisateurs sans devoir passer par l’outil recherche (posts récents et populaires). Malgré cela, on ne peut toujours pas rechercher par #, ce qui à l’heure actuelle nous semble pourtant être important.

 

La deuxième fonction, issue de la mise à jour la plus récente est la “notification“, qui permet de voir directement qui vous suit et qui like vos photos,.

 

Une autre feature réclamée par les utilisateurs, le retardateur fait également son arrivée sur la photo prise de face, permettant ainsi de se mettre en scène.





Frontback s’est très vite imposée comme une de nos applications favorites, par sa simplicité et le côté scénario avec les 2 photos. Le fait aussi de découvrir les meilleurs créations via le Staff Pick est limite addictif. C’est un vrai plus par rapport à certaines applications comme Instagram, par exemple.

 

Pour les curieux, @aplusk aka. Ashton Kutcher est l’un des utilistateurs les plus connus. Et Elio Di Rupo, le premier ministre belge, fait aussi partie de ces personnalités actives sur Frontback.



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L’animation des communautés, et particulièrement celles actives en Asie, est au coeur de la stratégie de développement de Frontback, qui n’hésite pas à mettre en avant ses utilisateurs et à jouer avec les codes culturels du web pour alimenter le storytelling autour de sa marque.


 

 


Une autre preuve du succès de Frontback est la concurrence qui commence à pointer le bout de son nez.


Par exemple, THSTHN (@thsthn) qui tente de reprendre le concept de 2 images, 1 histoire mais à l’horizontale. A nos yeux, l’expérience utilisateur n’est pas aussi bonne que sur Frontback, mais sur le principe il s’agit clairement d’une attaque frontale.


Si la concurrence peut sembler effrayante pour une start-up, c’est au contraire plutôt bon signe.


Cela montre bien, dans le cas présent, que FrontBack suscite l’attention des pioniers en matière d’usage sur les réseaux sociaux. Ce qui est un bon indicateur de la qualité de l’app et surtout de son potentiel.

Pour conclure, voici notre petite analyse reprenant les forces et faiblesses de l’application en tant que telle, mais aussi les opportunités et menaces qui peuvent se présenter à elle dans les mois à venir.





 

Nous avons découvert Frontback il y a quelques mois lors d’une masterclass du lab.davanac. Nous avons eu la chance de faire une vidéoconférence sur l’innovation avec Frédéric della Faille.





Et vous, quelle est votre expérience de Frontback ? Pensez-vous qu’il s’agit d’une application susceptible de révolutionner les usages ou s’agit-il d’une simple mode passagère ? N’hésitez pas à nous faire part de vos avis et remarques dans les commentaires !


Testez l’application en la téléchargeant sur l’appstore (iOS only).


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Le Creative Spark, hub de start-up et d’innovation en Brabant wallon

Publié le 14 Feb 2014,  par

Avant sa présentation officielle ce lundi 17 février par une trentaine d’entrepreneurs, un fonds d’investissement privé et une série de partenaires publics qui unissent leurs forces pour accélérer le développement d’un écosystème innovant unique en Wallonie, découvrez en avant-première le 1er étage du Creative Spark, installé dans l’Axisparc de Mont-Saint-Guibert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Imaginé par Olivier Verbeke et conçu avec nos partenaires de TwoDesigners pour optimiser le travail en équipe, favoriser l’innovation et accélérer les processus créatifs, ce nouvel open-space de 600m² accueille déjà plusieurs start-up en résidence, les ados de 10 à 15 ans de Kids Code et hébergera aussi à partir du 3 mars ceux de NEST Kids, sans oublier bien sûr, dès le 10 mars prochain, les 6 start-up finalistes de NEST’up Spring 2014, ainsi qu’une foule d’activités dont nous vous reparlerons très vite !

Attachez vos ceintures et … Welcome on Board !

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From Palo Alto to Beyrouth,building a media startup accelerator. David Munir Nabti (AltCity)

Publié le 09 Dec 2013,  par

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Discovering new ways to foster ideas and entrepreneurship is one of my favorite sport these days, and even more when it concerns building media business. So, when Julien Le Bot asked me, with some old chaps, to attend the launch of the 4M Mashreq Lebanon, Syria, Jordan, Palestine, Iraq) New Media Startup Program he’s leading, I didn’t hesitate much and packed my bag for a short but exciting trip to Beyrouth.

This program, led by Canal France International, in collaboration with AltCity and SKEyes, aims “to support online news providers and promote plurality in the media and diversity of editorial content. It is designed to contribute to the production and transmission of independent, top-quality news that reflects a changing society.

What I discovered there was not only a coworking space and a bunch of tech savvy guys, but also a vibrant community of makers and digital empowerers. And, really, when you look at the sitation overthere (war, and real blood, are only at a 45min-drive away), all of a sudden, “journalism”, “news” and “engagement” become words with a true meaning,  so far away of the crappy bullshit filling everyday newspapers in my peacefull Belgium. But anyway…

“What can be done for places who need it the most ?”

To understand why the 4M’s program is taking place right here in Beyrouth, I’ve sitted down with David Munir Nabti, co-founder and director of AltCity.

David, who grew up in Palo Alto, studied political science and international economics at UC Berkeley, worked at the Stanford Graduate Program in Journalism and at tech companies, including Google, CISCO and Californian public broadcaster KQED in 2003, have a very strowg vision of what he’s doing, and most importantly, why this as to be done.

“What we really think is the most important about supporting startups anywhere, an especially here in Lebanon, is about community (…) We’ve been around for 2 1/2 years, we have had almost 700 events ranging from small meeting, workshops, up to big conferences around design, media, fashion”.

“I grow up in Silicon Valley and have studied about Transitioning Systems. And the question I asked myself whas “What can be done to contribute for a more innovative, creative, productive entrepreneurial environnement in place who need it the most, instead of place who need it the least, as Silicon Valley” (…) We did a lot of research and visited about 25 -30 spaces around the world that taked somes approachs to creating this kind of environnement (..) then we came with this model”

“We are using 50 or 60 % of the capacity of the space right now, so we really want to finish and fully activate it (…) What we are really excited about is working more hardcore indepth with more startups. We have been working at competition, challenges etc, but we haven’t had the founding, the core support to actually working with them for 2, 3 or 4 months to help them trought the core phases helping them launch (…) We want to see more projects be launching, running and becoming regionnaly and globaly competitive out of the space and also out of Lebanon in general.”

Deadline for receipt of applications: 3 February 2014

Anyway, I’ve been especially amazed by the courage and determination of the folks at Mosireen (Egypt) and SyriaUntold. I really hope that they will inspire other citizens in the Middle-East to build, develop and raise awareness throught new media startups. So hurry up of you are concerned and don”t hesitate to fill in the application form !

And it will be my pleasure and honor to help, if I may doing so.

  “Organisations chosen to participate will attend 5 one-week incubator sessions at Alt City’s offices in Beirut between April and November 2014. During the week-long sessions, customised guidance will be offered based on the specific needs of each organisation. The aim is that the projects will be developed over the course of the sessions, each of which will be based on a specific theme: developing groundbreaking editorial content, technical solutions, finding the right business model, project management, etc.”

Petit podcast du mercredi matin: Boost-up, Semaine de la Créativité, Festival Filmer à Tout Prix, Assises du journalisme, Mediacademie, Netexplo

Publié le 06 Nov 2013,  par

+ d’infos sur la bourse Boost-up pour accélérer le développement de la newsroom mobile. Venez de participer à l’aventure !
+ d’infos sur la couverture du Festival Filmer à Tout Prix réalisée toute cette semaine avec mes étudiants de l’IHECS, à Bruxelles.
+ d’infos sur le cours de code pour les étudiants en journalisme de Sciences Po, à Paris
+ d’infos sur les Assises du Journalisme, à Metz.
+ d’infos sur la newsletter de novembre de Mediacademie. Si vous êtes déjà abonné, n’hésitez pas à faire découvrir à vos collègues ce condensé mensuel d’infos essentielles sur la révolution numérique pour les journalistes !

+ d’infos sur le hackathon “Startup Heroes for a Cause” organisé du 11 au 15 novembre par NEST’up et La Rue du Web, en partenariat avec les Nations Unies, dans le cadre de la Semaine de la Créativité (le programme complet est ici). Je serai aussi mercredi prochain à Louvain-la-Neuve, pour parler de crowdfunding, et jeudi à Liège, pour une masterclass avec Francis Pisani.

Enfin, + d’infos sur le godet que nous allons boire ensemble ce soir

FYI
Du 19 au 22 et du 26 au 29 novembre, nous organisons avec l’IHECS une nouvelle session de repérage des innovations dans le monde dans le cadre de NETEXPLO. Si vous êtes une startup, que vous avez développé un projet innovant et que vous voulez vous faire connaître, ou si vous souhaitez  nous aider dans cette exploration, n’hésitez pas à me contacter. Plus d’infos suivront.

Masterclass IHECS 2013

Publié le 28 Oct 2013,  par

Newsroom Mobile

Publié le 24 Oct 2013,  par


Parce que ce véhicule est une construction collective, que la communauté de passionnés qui m’a aidé à le concrétiser l’a fait sans compter ni son temps ni son énergie (et m’a même aidé à en financer une partie), j’ai décidé “d’ouvrir le code” qui a donné vie à ce projet.

Libre à vous d’en “forker” l’ADN, de vous en inspirer, de le remixer, de l’adapter à vos propres besoins et envies.

/-)


La Newsroom Mobile a été récompensée par une bourse Boost-up, qui aide à la mise sur le marché de prototypes innovants.

Cette bourse, d’un montant de 40.000€, va me permettre de poursuivre l’équipement du véhicule, d’y installer le matériel de captation et de diffusion nécessaire pour produire des contenus de meilleure qualité, de développer des interfaces utilisateurs riches et interactives, d’acquérir un drone, des google glass et de sortir de la version alpha du prototype

Un évènement à couvrir ? Un projet ?


Le “Code source” de la Newsroom Mobile


->  La genèse du projet

->  Les missions déjà menées à bord


->  Mercedes Vito A2 (8 places)

->  L’alimentation électrique 220v

->  La connectivité 3G/4G

->  Le setup audio(visuel)

->  L’habillage graphique

->  Divers (assurance, taxes)

 

 Un tout grand merci aux 250 membres de la communauté sur Google +, et particulièrement à Emmanuel, Eschnou, Lionel, Thomas, Benoit, Xavier, Julien, Nicolas, Marc, Sam, Thierry, Yann, Martin, Lukasz, Pascal, Grégoire, pour vos inputs “highly valuable”. Thank you again guys !
 Merci aussi à tous ceux qui ont participé à la campagne de crowdfunding qui m’a permis, après l’achat du véhicule sur fonds propres, de récolter 9.567 € et d’accélérer ainsi l’équipement et la mise sur le marché du prototype. Paix et HTML sur vos têtes pour mille générations !

Intro


Pourquoi ce véhicule ?

Jetez un oeil sur la vidéo ci-dessous, réalisée avec Yasmine Boudaka, dans l’émission UTOPIA (La Première – RTBF). Nous y abordons pas mal de trucs, ma démarche pédagogique, entreprenariale, mes envies et quelques autres considérations sur l’évolution de nos métiers de la communication.

Depuis lors, je chronique dans cette émission tous les vendredis (merci à Martine et à Corinne pour leur confiance), en direct du véhicule (tx Bruno pour tous tes bons conseils), peu importe où je me trouve, en Belgique ou ailleurs, pour parler d’innovation, en général, et des expériences que je mène, avec ou sans mes étudiants de l’IHECS, en particulier.

Les missions déjà menées à bord


Livraison et 1ère sortie

Le résumé en tweets, photos et vidéos des premiers tours de roue à bord du véhiucle, avec Martin Gillet, Laurent Eschenauer, Lionel Dricot, Xavier Hang et Jonathan Marchal (août 2013)

Fonctionnaires, tous planqués ?

Animation interactive réalisée par les étudiants en Master 2 Presse Info Régionale IHECS (1- 4 octobre 2013)

Quel avenir pour les producteurs locaux ?

Dossier réalisé par les étudiants de Master 2 Presse Info Régionale IHECS (8 - 11 octobre 2013)


Votre projet ici ? Contactez-moi !

 

 

 

 

 

 

 



Le “Code source” du véhicule


Mercedes Vito A2 (8 places)






Options complémentaires:

Batterie supplémentaire 100 Ah ; EDW II, alarme: protect. volumetrique/anti-remorq. ; Crochet de remorque ; Sièges conducteur et passager confort pivotant avec aumônières ; Portes coulissantes gauche et droite ; Système de rail pour banquettes arrière ; Banquette confort, 3 places, 1ère rangée, 2ème rangée,rabatable;  Vitres teintées noir à l’arrière;  Peinture Metal MB 5345;  MS1 Tempomat (Cruise control)

Achat  réalisé auprès des établissements Lambert, à Rhisnes (M. Roba)

Prix : 35.356,20 € (TVAC)

Alimentation électrique 220v


Branchement direct sur la batterie auxilliaire installée sous le siège avant passager, découplée de la batterie principale lors de la décharge, couplée en charge.





Onduleur à sinusoïdes parfaites(pour éviter les variations de tension) WAECO SinePower MSI 2312T 2300Watts, installé dans l’aile arrière gauche, sur support dédié. 16 prises (4X4) à l’arrière et dans le coffre.

(+ d’infos sur ce choix via ce billet et les commentaires de la communauté)

Achat du matériel et installation à bord par les établissements Dufeys, à Namur

 

Prix matériel + installation : 2.430 € (TVAC )


Connectivité 3G/4G


Modem NB2700, 2 modems mobiles haut-débit (UMTS et LTE), point d’accès WLAN multi SSID doté d’un portail captif, Switch Ethernet 5 ports, Serveur NMEA GPS, Passerelle VoIP-GSM, installé dans l’aile arrière gauche, sur support dédié.

(+ d’infos sur ce choix via ce billet et les commentaires de la communauté)





Achat du matériel via Sphinx France. Installation à bord par les établissements Dufeys

 

Prix matériel + installation: 1.850 € (TVAC)


Setup Audio(visuel)


Le setup initial a été construit afin de pouvoir évoluer au fil du temps et des besoins de captation/diffusion spécifiques aux misisons menées à bord. L’objectif premier était de trouver le meilleur rapport qualité sonore/poids/volume/prix.

(+ d’infos sur ce choix via ce billet et les commentaires de la communauté)






4 microscasques XLR Beyerdynamic DT-297-PV/80 MKII + 4 câbles Beyerdynamic K190.40-3m ; Carte son Presonus AudioBox 1818VSL; Pré-ampli casques Behringer HA8000 Powerplay Pro ; 2 câbles Pro Snake 17610/7,5 BK Flycase SKB 19-4U

Achat via Thomann.de et Decatlhon.be 

Prix: 3.250€ (TVAC)

Habillage Graphique


Stickers sur le capot, vitres arrière et latérales (sponsors) + stickers magnétiques sur les flancs (sponsors)





Création graphique par Plasticine. Réalisation des stickers par Wanacom

 

Prix: 722€ (TVAC)


Divers


Laptopers

Convertibles laptop, tablettes, smartphones (15′, 17′)

achat via Laptoppper.fr

 

Prix: 320€ (TVAC)

 

Abonnement Data

2 cartes sim: 1 Proximus (plan data Mobile Internet Favorite 4Go pour 29,9€/mois + 0,0248/MB supplémentaire)  et 1 Mobistar (extension de mon plan Panthère 45 appels illimités + 3Go pour 45€/mois)

Assurances & Taxes

Omnium: 1.600€/an;  Taxe de mise en circulation: 1.800€

Prix total TVAC: 47.328€

“Moraliser” la vie politique ? Libérons les données publiques partout en Europe !

Publié le 17 Apr 2013,  par

Par Julien Le Bot et Damien Van Achter

La transparence est, on le sait (depuis les écrits de George Orwell au moins), un concept équivoque. Qui peut honnêtement se prévaloir de vivre sans entretenir son « petit tas de secrets », comme disait Malraux ? Partant de là, est-il « moralement » utile et « électoralement » efficace, puisqu’il s’agit précisément de « moraliser la vie politique », de savoir que tel Premier ministre possède une Renault 4L, tel ministre un bateau de pêche ou telle autre deux maisons, quatre terrains et trois vélos ? Nul n’est dupe et chacun le sait : la réponse est « non ». L’exigence de transparence en matière de politiques publiques n’est ni un coup du sort dû aux agissements de quelque ministre français louvoyant avec les règles fiscales qu’il est censé faire appliquer, ni même une tyrannie d’un genre nouveau qu’il s’agit d’infliger, de gré ou de force, pour le bien-être de tous, à l’ensemble de nos concitoyens. Au fond, tout est affaire de « choix » et de « moment ». C’est là le sens initial du mot « crise », comme le rappelait la philosophe Myriam Revault d’Allonnes dans son livre La Crise sans fin. S’il y a crise de légitimité politique ou démocratique, prenons le problème (ou l’opportunité) à l’envers et voyons comment réinventer ce qui nous lie, la « chose publique », en tentant de la replacer dans son contexte historique. On y verra sans doute plus clair !

 

Première constatation : s’il nous faut faire des choix politiques, autant le faire de manière « éclairée ». La France est-elle seule concernée par ces épisodes de défiance à l’égard des élites et de doutes relativement à son modèle ? Encore une fois, la réponse est « non ». C’est d’abord en Europe que ça se passe (que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal, sans oublier à Chypre), et c’est sur fond de mondialisation des échanges, de compétition généralisée et d’accélération des usages liés au numérique que l’on risque de sombrer dans une version « low cost » de la démocratie.

La démonstration de probité à laquelle l’Etat contraint désormais ses représentants ne peut se résumer au seul déballage public et temporaire de leurs avoirs individuels. Il ne s’agit pas de savoir si l’un a plus de « biens » que l’autre, mais bien plutôt d’apprécier ce qu’il engage comme actions au cours de son mandat, dans quelles conditions et pour quelle fin politique, mais aussi de disposer d’outils de luttes contre la corruption et de limiter les risques en matière d’enrichissement personnel lié au trafic d’influence (notamment après au terme de son mandat en appréciant l’évolution, et non la valeur absolue, de son patrimoine). Cette approche pourrait être élargie,comme le suggère Martin Hirsch dans une tribune publiée dans Le Monde, à l’ensemble des élus et hauts-fonctionnaires.

Au-delà, et à l’heure des choix (collectifs), il nous semble à la fois déterminant à indispensable d’élargir le propos en posant la question de l’accès aux données publiques (dans le cadre d’une stratégie dite d’Open Data).La série des 10 propositions publiée par le collectif « Regards Citoyens »nous semble aller dans le bon sens. Pour quelle raison ? Parce qu’il faut bien comprendre comment fonctionne notre modèle de gouvernance et trouver les ressources pour rebondir. Reconstruire. Réinventer en s’appuyant sur une vision ouverte : l’Open Government.

Du collectif au collaboratif à l’heure des choix

A nos yeux, ce ne sont pas les individus qui sont les plus rétifs à la transparence de leurs richesses et données personnelles. Visez donc la prodigieuse quantité qu’ils en offrent chaque jour à Google, Apple, Facebook ou Amazon, qui, dans la foulée, élaborent l’industrialisation du numérique, essentiellement hors d’Europe d’ailleurs. Les individus partagent de plus en plus de données pour s’organiser, pour mettre en place de nouveaux services, pour fabriquer des solutions « collaboratives » à des problématiques locales, hyperlocales ou, au contraire, globalisées et décentralisées. La vie en ligne est une rue numérique, par définition publique. Les apprentissages s’y font par essais et par erreurs, et il n’est pas sot de considérer qu’un nombre croissant d’individus font le choix parfaitement délibéré de ce partage.

Ce sont nos institutions qui, au contraire, semblent particulièrement en difficulté lorsqu’il s’agit de tirer de la valeur ajoutée de leurs propres richesses, de les exploiter consciemment et durablement, de prendre les bons risques liés à leur publicité et de capitaliser sur des investissements à long terme afin de faire fructifier le patrimoine commun.

Les Européens souhaitent pouvoir comprendre par eux-mêmes comment fonctionne (ou pas) notre modèle et participer à l’élaboration des solutions. Il nous faut des tableaux de bords pour suivre le travail de chaque institution, pays par pays, régions par région, commune par commune, avec un langage commun (l’HTML constituant ici le meilleur des Esperanto) et des données accessibles, utilisables et réutilisables facilement, des accès ouverts par défaut sur la connaissance et les ressources communes pour mieux « co-construire » les modèles de demain.

Commençons donc d’abord par essayer de répondre à des questions simples. Finalement, qu’est-ce qu’un Parlement qui fonctionne ? Qui vote quoi et à quel moment ? Quels sont les moyens alloués pour l’éducation ? La culture ? La santé ? Comment sont fixés les prix des médicaments ? Quelles sont les coûts de fonctionnement des agences gouvernementales et autres autorités administratives indépendantes (AAI) ?

Plus près de nous : comment marche une collectivité ? Quelles subventions pour quelles associations, quels investissements pour quels équipements, et à quelles fins ?

Plus largement : et l’Union européenne, dans tout ça ? La Commission européenne à Bruxelles, le Parlement de Strasbourg, ou la BCE à Francfort : comment comprendre les enjeux du vote du budget 2014-2020 si l’on ne dispose pas de données ouvertes accessibles à toutes et à tous ?

green energy

L’Open Data en Europe, facteur de transformation de la vie publique

Il ne s’agit pas d’avoir une approche candide de problèmes complexes, basée sur des faits strictement comptables ou sur des passions technophiles (gare aux excès de « l’Internet-centrisme », comme l’explique Evgeny Morozov). Nulle volonté non plus de détruire ou de faire table rase du passé dans le prolongement de l’Affaire Cahuzac.

Notre seule ambition, personnelle et professionnelle est de tenter d’améliorer la manière dont fonctionnent « les systèmes » au sein desquels nous avons grandi et de fabriquer à notre tour de nouvelles richesses.

Et pour ce faire, nous pensons qu’il est possible (pour ne pas dire nécessaire) de miser pleinement sur ce que nous enseignent les « cultures numériques », dans le respect de l’héritage européen qui est le nôtre (humaniste, pluriel, ouvert sur le monde). Nos institutions gagneraient à s’inspirer de ces dynamiques nouvelles et des processus collaboratifs qui modifient depuis une trentaine d’année tous les pans de notre société pour trouver un second souffle.

Certes, mais quelle traduction donner à ce propos ?

Les initiatives « Open Data » font florès en Europe depuis 2009 et nous sommes nombreux, à nous mobiliser chaque jour pour repenser « le modèle », développer nos entreprises en utilisant des technologies performantes et accessibles, et en démocratisant les connaissances en la matière.

L’Open Data fait bien sûr partie intégrante de « l’agenda digital » de Neelie Kroes*, la commissaire européenne en charge de la Société numérique. Le 10 avril dernier, l’ensemble des pays membres ont d’ailleurs marqué leur accord pour une série de mesures renforçant fortement la directive originale datant de 2003, créant un véritable droit à la réutilisation des données publiques et élargissant la directive aux bibliothèques, musées et archives. Au passage, la question de “l’exception culturelle française” reste posée… Par ailleurs, les institutions publiques ne pourront désormais facturer, dans le pire de cas, que le coût marginal pour la reproduction, la mise à disposition et la publication de leurs données.

Reste maintenant aux pays membres à transposer ces nouvelles dispositions dans leurs propres droits nationaux et nous savons que cela peut prendre du temps et nécessite une vraie volonté politique. Nul doute que les organisations citoyennes actives en la matière se chargeront de rappeler ces engagements et le paradoxe de “l’oeuf et de la poule” en matière d’impulsion à l’ouverture des données reste loin d’être clos.

Bien entendu, toutes ces données en elles-mêmes ne sont pas autosuffisantes. Ce n’est qu’un début et il y a tout à construire dans le prolongement de ces politiques. Il faut (apprendre à) faire parler les données, (à) les structurer, (à) les « émanciper » de leurs contextes de productions pour qu’elles puissent devenir « interopérables », c’est-à-dire de permettre à chacun (institutions, chercheurs, journalistes, ONG, citoyen) de les réutiliser pour comprendre l’environnement qui nous entoure, pour que l’Europe puisse renouveler ses pratiques démocratiques et générer de nouveaux bassins d’emplois.

A treize mois des élections européennes de 2014, faisons d’une pierre deux coups : réinventons un modèle européen en misant sur une ouverture harmonisée des données publiques et sur la capacité de chacune de nos institutions (nationales et locales) à partager son ADN afin de le rendre enfin décodable, transparent et créateur de richesses. Et le dialogue entre des acteurs de la société civile et les institutions peut se renouveler sur ce terrain-là : l’Open data est une opportunité !

Le rétablissement de la confiance est à ce prix et, plutôt que de rendre public de simples listes de patrimoine, libérons donc tous ces livres de comptes qui, bien ordonnés, paraît-il, font de si bons amis.

 

Envie d’aller (encore) plus loin avec l’Open Data ?

Voici 3 pistes de travail (bien d’autres sont possibles). N’hésitez pas à nous faire part des vôtres !

  1. Favoriser la réinvention collaborative des « services publics » en Europe en mettant en place une initiative s’inspirant de  « Code for America ».
  2. Elaborer un immense travail d’acculturation des politiques et de pédagogie à destination de tous pour que chacun comprenne que la transparence induite par l’Open Data n’est pas la fin de la démocratie, mais sa continuation par d’autres moyens.
  3. Encourager la recherche et le développement des « humanités numériques » à destination de tous les Européens – en particulier des plus jeunes qui devront soutenir cet effort de transformation de notre économie dans un contexte de mondialisation.

Quels liens intéressants pour continuer vos recherches et préparer votre réponse /-) ? 

La Toile ne manque pas de (belles) ressources. En voici quelques unes (rien d’exhaustif dans cet inventaire !).

Mais aussi les sites institutionnels (en France et en Belgique) :

*Full Disclosure : Damien Van Achter a fait partie des “Young Adisors” auprès de la commissaire Neelie Kroes, de janvier 2012 à janvier 2013.

Crédit images :  @JasonRiedy@Eyesplash & @Biblioarchives(Licence Creative Commons)

Mesurer l’engagement des “News Apps” (pour en finir avec la tyrannie de la page vue)

Publié le 21 Mar 2013,  par

{Article original “Creating a metric for news apps“, de Brian Abelson. Statisticien, journaliste et hacker. Il fait partie des lauréats 2013 du Mozilla-Knight OpenNews, qu’il réalise au sein de la rédaction du New York Times}

Traduit de l’anglais par Simon Souris, étudiant en journalisme à l’IHECS, édité et mise en forme par mes soins.

Toutes les rédactions, toutes tailles confondues, cherchent à construire des relations et à engager leurs audiences dans des interactions avec le travail fourni par leurs journalistes. Les applications, ces “grandes bases de données interactives qui racontent des histoires journalistiques en utilisant des programmes informatiques plutôt que des mots et des images”, sont d’excellentes opportunités pour les journalistes de présenter autrement l’aboutissement de leur travail sur des sets de données.

Les “News Apps“, comme Dollars Docs ou Dogs of NYC, proposent aux utilisateurs des expériences interactives bien plus engageantes que des histoires proposées sous la forme d’un article traditionnel. Vu la structure habituelle de ces “news apps” (abordée ci-dessous) et de l’existence d’outils clé sur porte pour suivre l’usage qu’en font les internautes, voici une proposition de canvas pour essayer de mesurer l’engagement que peuvent susciter ces applications.

Quelques éléments clé pour une news app à succès

Dans une conversation récente sur InsideThunderdom, Scott Klein, editor de News Apps pour ProPublica, écrivait: “Ce que j’aime dans une news app, c’est la possibilité de voir la vue ‘lointaine‘ — en d’autres termes, une vision à l’échelle nationale — et la vue ‘proche‘ — ce en quoi un phénomène national d’ampleur me concerne”. Dit autrement, la vue lointaine “vous fait comprendre pourquoi vous devriez prêter attention à une information, quelle est l’histoire, quel est le phénomène national et comment les différents lieux se différencient les uns des autres”. La vue proche, à l’opposé, vous fait voyager “à travers les niveaux d’abstraction jusqu’au niveau du très spécifique — votre ville, votre rue, votre école. Donc, pour que notre démarche journalistique soit un succès, vous devriez avoir une vue globale, comprendre quel est votre intérêt globalement, et percevoir également les implications directes à votre petit niveau à vous”.

De la même manière, Michael Keller, Senior Data Reporter au Daily Beast, estime que “nous pensons les instruments interactifs comme des outils pour visualiser comment une histoire peut être liée à vous. Ici, ‘succès’ signifie être capable de plonger les internautes dans l’histoire et, si nous sommes chanceux, de pouvoir comprendre comment cela les affecte.”

Un autre indicateur tangible du succès des applications vient des profils d’embauche désormais recherchés par les médias, comme par  exemple par News Hour (PBS) qui souhaite s’adjoindre les services de quelqu’un pour “développer des news apps permettant aux utilisateurs d’explorer les histoires derrière les données”.

De ces exemples émergent deux évidences: une news app à succès est une application qui confronte un lecteur à une histoire et lui offre la possibilité de creuser le sujet par lui-même.

Etant donné cette structure, il devrait être possible de créer un instrument de mesure simple qui capturerait le degré d’utilisation du lecteur entre la vue lointaine et la vue proche. Un tel outil permettrait aux rédactions d’appréhender petit à petit le niveau d’engagement d’un internaute; devant être compris ici comme l’intersection entre ce que veut le lecteur et ce que les rédactions espèrent provoquer comme réactions/comportements de sa part.

Propositions de mesure de l’engagement

Ces dernières années, journalistes, éditeurs et développeurs éditoriaux critiquent de plus en plus ouvertement la pauvreté des outils traditionnels de mesure, tels que le nombre de pages vues et le temps moyen passé sur une page. La principale raison de leur frustration réside dans l’incapacité des ces instruments à capturer des idées plus profondes comme les changements d’attitude, de comportement ou de législation — en un mot: l’impact. Même très imparfaits, ces outils peuvent toutefois nous aider à construire une image globale de l’engagement vis à vis des news apps.

Suivi d’événement

Le nombre de page vues/visite et le temps passé sur une page sont actuellement les éléments avec la plus grande granularité dans la mesure des événements individuels. De Google Analytics à Omniture, en passant par WebTrends, beaucoup de services d’analyse (gratuits ou payants) permettent d’accéder aux données brutes liées aux événements, c’est-à-dire les actions individuelles effectuées sur chaque page. Les “événements” peuvent être traqués grâce à des bouts de codes en Javascript (voir par exemple comment faire pour Google Analytics). En taggant certains éléments ou un projet associé à un clic, en entrant un terme de recherche, ou en partageant sur les réseaux sociaux, le suivi d’événements peut être utilisé pour suivre et comprendre le chemin de navigation, depuis la vue la plus “lointaine” à celle la plus “proche”.

Identification des utilisateurs

Le côté difficile (et perturbant) du suivi d’événement est la nécessité d’identifier les utilisateurs de manière individuelles sur un site. Le New York Times à la chance à ce propos de bénéficier d’un traffic substantiel provenant d’utilisateurs enregistrés ayant acceptés les conditions générales d’utilisation du site. Dans ce cas, collecter les données des événements au niveau utilisateur à travers le temps et sur divers appareils est simplifié de par le login. Si les adresses IP ou les ID extraits des cookies, ces petits paquets d’informations que les sites utilisent pour suivre leurs utilisateurs, peuvent être modifiés via les proxies ou être désactivés sur les navigateurs modernes, ou via des services comme Tor, ils représentent toutefois, dans la plupart des cas, une très bonne manière de définir les caractéristiques d’un “utilisateur individuel” et d’ainsi étudier la portée de chaque interaction de cette utilisateur avec une application.

Exemple: The Red Carpet Project

Fin janvier, l’équipe multimédia (interactive team) du New York Tims a lancé une application permettant d’explorer 15 ans de tenues portées par les stars sur le tapis rouge des Oscars (Academy Awards). Cette app présente des nouveautés importantes, en comparaison avec le traditionnel slideshow: possibilités de filtrer, de chercher, ou de partager, certaines parties du contenu. Une logique implicite d’engagement est présente au sein de l’appli: pendant que les images sont affichées, les lecteurs sont encouragés à découvrir les robes et costumes, répertoriés et classés par date, style et couleur. Si tout se passe bien, le lecteur partage sa propre sélection de tenues sur les réseaux sociaux.

Red Carpet app by New York Times

Red Carpet app by New York Times

Dans le projet Red Carpet, la vue lointaine sont les images en elles-mêmes — ce que l’application aurait été si elle avait simplement été un slideshow. Les lecteurs arrivent à la vue proche lorsqu’ils filtrent les tenues, explorent la sélection des éditeurs, et partagent le site sur les réseaux sociaux. En taggant chacun de ces événements avec des IDs uniques, on peut isoler les utilisateurs dont le comportement sur le site indique le plus d’”engagement”.

Explorer les données

number_of_events

Au vue des données pour ces événements, on peut mesurer les éléments les plus utilisés de l’application. Sur le graphique ci-dessus, nous avons groupé les événements dans de plus simples catégories. Remarquez que “faves” (favoris) connote les cas où l’utilisateur a sélectionné ses tenues préférées sans nécessairement les partager sur les réseaux sociaux. Nous trouvons que plus de 95% des événements capturés sont associés au fait de voir une image — la vue lointaine. Par contre, sans savoir le degré avec lequel chaque utilisateur a utilisé les fonctionnalités possibles, nous ne pouvons pas évaluer le niveau d’engagement.

number_of_features_used

En comptant le nombre de fonctionnalités uniques que chaque lecteur a utilisé, nous obtenons une meilleure idée du degré auquel l’utilisateur a exploré le niveau proche de l’application. Nous voyons immédiatement que le lecteur n’a que rarement été impliqué dans plus d’une ou deux fonctionnalités de l’application. En prenant ces deux graphiques ensemble, on peut dès lors se poser la question: quelle est la différence entre les utilisateurs qui ont seulement vu les images et ceux qui ont utilisé les fonctionnalités additionnelles ?

time_v_events

Dans cette vue, on peut voir que plus de la moitié des utilisateurs ont seulement vu les slides et 5% ont cliqué sur chaque slide sans utiliser d’autres fonctionnalités. Les lecteurs qui ont seulement cliqué sur les images ont aussi passé moins de temps sur chaque page que les lecteurs qui ont plus exploré le site. Là où certains des lecteurs auraient pu utiliser l’application largement, ils n’ont pas atteint sa vue proche. En créant un outil de mesure pour les news apps, nous devrions tenir compte de ces cas, en assignant des pénalités aux comportements qui suggèrent un manque d’engagement.

Mesurer l’engagement des “News Apps”
Avec ces informations, nous commençons à voir ce que nous pouvons mesurer afin de nous rapprocher du niveau général d’iengagement. Là où nous voudrions donner du poids à un certain nombre d’événements bruts — après tout, cliquer rapidement à travers 500 images sans les filtrer est une propre forme d’engagement — nous voudrions aussi assigner de l’influence à des fonctionnalités qui enregistrent si l’utilisateur a atteint le niveau proche de l’application. Une mesure de l’engagement pour cette appli pourrait ressembler à quelque chose comme ceci:

engagement

Même si le calcul a été simplifié ici — les variables ont aussi été transformées de manière à diminuer les valeurs extrêmes et à les rééchelonner pour augmenter l’interprétabilité — l’équation abstraite représente une mesure simplifiée qui capture la logique d’engagement d’un site. Dans ce cas, le tracé de densité correspondant révèle une distribution ayant bifurqué des expériences utilisateur. avec une moitié ayant à peine été impliqué dans le site (1-20), et une autre moitié dispersée sur une “long-tail” (longue traîne) (20-100). Cependant, nous pourrions imaginer des situations alternatives où plus/moins d’utilisateurs auraient exploré les profondeurs de l’application. Dans ces cas, nous nous attendrions à ce que la distribution de l’engagement ait un tout autre air.

Que pourrions-nous faire avec ceci?
Les instruments de mesure, mêmes imparfaits, sont utiles car ils fournissent un moyen de comprendre les usages individuels et d’en suivre la progression. Comme Bill Gates l’a écrit dans un article récent pour le Wall Street Journal (en faisant référence à “The Most Powerful Idea in the World” de William Rosen), “Sans feedback issu de mesure précise … l’invention est ‘condamnée a être rare et erronée’ Avec, l’invention devient un ‘lieu commun’.”

Sans un système de mesure dans les news apps, nos seuls outils pour jauger le succès seront la conjecture et l’anecdote — une belle ironie étant donné la méticulosité avec laquelle les données sont nettoyées et analysées pour construire ces projets.

Avec un instrument de mesure standard, interprétable, les éditeurs et journalistes peuvent commencer à juger si leurs intuitions rencontrent les comportements des lecteurs; les analystes peuvent comparer les applications dans le temps et à travers les rédactions; les développeurs privilégieront la simplicité de présentation et la facilité d’emploi par rapport à la complexité technique; et, peut-être le plus important, les rédactions commenceront à réfléchir leurs offres digitales en tenant compte de l’utilisateur.

Même si les instruments proposés ici ne sont qu’une ébauche, il est à espérer qu’ils amèneront à une discussion ouverte sur le développement d’outils significatifs de mesure pour le journalisme.

(note additionnelle) Un tel instrument de mesure, s’il est construit et développé par les médias eux-mêmes, forcerait également le marché publicitaire et les annonceurs à développer de nouveaux formats, capables de tirer le meilleur parti de l’engagement suscité par le contenu publié, à l’échelle des évènements dont parle Brian.

Cette granularité dans la mesure, la valorisation de l’attention et de l’engagement des utilisateurs serait, à mon sens, une excellente nouvelle pour les médias et les journalistes qui s’efforcent de produire des contenus avec des angles forts, une subjectivité assumée et un vrai souci de valeur ajoutée pour leurs utilisateurs. Tout bénéfice donc pour ce que l’on peut appeller un “journalisme de qualité”. Reste plus qu’à …:-)

Damien

Fin de Google Reader. Vers un vrai Knowledge Management dans les rédactions ?

Publié le 14 Mar 2013,  par

Les flux rss ne sont pas et n’ont jamais été destinés au grand public. Sorte d’API pour non-développeur, je ne compte plus le nombre de services que j’ai pu tester parce qu’ils acceptaient les flux RSS comme inputs entrants, pour partager une photo, une vidéo ou un lien sur mon blog et en un seul clic, alors que je ne savais même pas à quoi ressemblait une balise html.

Le meilleur d’entre-eux IFTTT, catalyse à mon sens parfaitement tous les usages du RSS sans jamais devoir utiliser une seule ligne de code.

Le plus utile de tous ces usages possibles des flux RSS, c’est bien évidemment la veille informationnelle. Le B-A BA, l’alpha et l’oméga des communicants. Ecouter d’abord pour être écouté ensuite. Distribuer du lien et de l’attention, faire partie du réseau en connectant les dots. Donner à voir pour recevoir ensuite. Peut-être. Un jour.

ICESCAPE Optical Insturments

Construire une veille efficace prend du temps, mais c’est un fond de commerce inestimable, notamment pour les journalistes. C’est d’ailleurs la première chose que je donne à mes étudiants et en formation dans les médias: le fichier opml avec toutes mes sources, patiemment filtrées et amoureusement répertoriées dossier par dossier, thématique par thématique, depuis 2002. Un fond de sauce, une soupe originelle, une base sur laquelle chacun peut construire son propre référant, ajouter ses propres sources en fonction de ses propres passions et centres d’intérêt.

L’arrivée de Facebook, mais surtout de Twitter, a radicalement changé la donne. Les effets de levier de la viralité (et du SEO) sur le trafic généré, et surtout du real-time sur l’impression (souvent factice) d’être up-to-date quand on reçoit une info dans la minute et non plus dans la journée, m’ont permit de sérier le temps et l’énergie consacrés à la veille d’une tout autre manière. D’une façon sans doute plus efficace dans le “chaud” alors que c’est justement dans le “froid” que résident bien souvent les principales pépites informationnelles, ces articles d’experts, ces posts incongrus, ces lol cachés qui, une fois remis dans leur contexte, toilettés et augmentés d’une plus-value, peuvent être renvoyés à la surface des médias traditionnels et éventuellement, y crever l’écran.

Mais les usages évoluent, ma propre consommation d’informations aussi a muté puisque déliée des cycles de production prédéfinis (en gros, quand je suis sorti des shifts de prod de la rédac web à la RTBF). Quelques mois plus tard à peine, en mars 2009, je faisais le constat que mon “tweet-reader” avait déjà tué mon “rss-reader”. (ndlr: C’est d’ailleurs à peu de choses près à ce moment-là que Google a décidé de l’extinction de Reader) Le flux tout-court avait remplacé les flux RSS dans mon digest quotidien. Un gain de temps, parfois, un process plus facile surtout. Là où j’avais habitude de me pencher 3 ou 4 heures par jour sur mon reader, il me suffisait désormais de laisser les colonnes de Tweetdeck se remplir toutes seules en tâche de fond et de garder un oeil sur mes listes pour y discerner le signal du bruit.

En 5 ans, les listes Twitter ont réussit à remplacer les dossiers du Reader et le real-time social le once-a-day global.

Nous sommes 3 ans plus tard et la course à laquelle se livre Google pour enfin devenir “social”, via Google +, face à Twitter & Co aura finalement raison de ce magnifique outil qu’est l’agrégateur. Cela ne signifie pas la mort du RSS pour autant. D’autres services (je pense notamment à Feedlyil y en a d’autres, cfr. la liste de Nithou. EDIT ou encore ce Gdoc avec toutes les alternatives connues à ce jour) vont profiter de la brèche pour essayer de consolider une position qui ne pouvait jusqu’ici être trustée que par Google. Un marché de niche certes, mais marketingement très homogène. La rentabilité de ce service, n’a jamais été une réelle préoccupation pour Google, même si le rachat de Feedburner et l’injection de publicité aurait pu le laisser penser. A moins que le salut ne passe par des solutions self-hostée, mais à l’échelle des individus isolés, je n’y crois pas trop.

EDIT 18H47: Cecile Dehesdin, sur Slate.fr, relaie les propos du créateur d’Instapaper Marco Armen, qui rappelle que quand l’outil a été lancé en 2005, avant les iPhones, «il a détruit le marché pour les clients RSS d’ordinateurs. L’innovation s’est complètement arrêtée pour plusieurs années, jusqu’à ce qu’iOS crée un nouveau marché”. (…) «Maintenant, nous serons forcés de remplir le trou que va laisser Reader, et il n’y a pas d’alternative évidente immédiate. On va enfin sûrement voir de l’innovation substantielle et de la compétition entre les applis RSS pour la première fois depuis une décennie»

Une opportunité pour les entreprises de presse et les médias

A l’échelle des entreprises, la veille stratégique (aussi appelée “Knowledge management”) est désormais assurée par d’autres services, payants, qui eux aussi ajoutent des couches sociales à leurs produits afin d’inclure un maximum de ressources humaines dans le processus. Des Super Google Reader en quelque sorte, qui en plus permettent l’archivage et mise en base de données grâce à l’OCR (ex. Knowledge Plaza*) et qui peuvent, en poussant encore un peu plus loin la logique de porosité des murs de l’entreprise, être couplée à des solutions de CRM (ex: SalesForces)

Bizarrement, et à ma connaissance, aucune entreprise ou groupe média n’offre de tels outils à ses journalistes. Pourquoi ? Parce que le journaliste est viscéralement attaché à “ses” sources, “son” carnet d’adresses, “ses” informateurs ? Peut-être. Mais là aussi les mentalités changent et la méta-rédaction issue de la culture numérique apporte bien plus qu’elle ne retranche.

La fin de Google Reader en tant qu’outil individuel constitue donc une réelle opportunité pour les médias qui souhaiteraient enfin internaliser, mutualiser et sémantiser la veille de leurs journalistes au sein des leurs rédactions et d’industrialiser le partage des connaissances avec les autres départements (marketing, communication, etc.). De faire enfin circuler l’info in house dans des maisons dont c’est pourtant le métier mais qui comme tout bon cordonnier est bien souvent le plus mal chaussé.

In fine, celait permettrait, j’en fais le pari, de délivrer des produits journalistiques bien plus consistants, puisque fruit d’une mise en commun de ressources humaines et transmedia (textes, liens, photos, vidéos, infographies, bases de données, n’importe quel fichier numérique, en fait.) rendues disponibles et accessibles grâce à un effort collectif de création de sens (par les journalistes) et de plus-value économique (par le marketing/la com) au sein des entreprises médias elles-mêmes.

En bref, une véritable stratégie Open Data par et pour les médias, devenus eux-mêmes pleinement plate-forme car disposant d’un maximum d’API sur leurs propres contenus enrichis, permettant ainsi d’en monétiser la circulation.

*disclosure: Knowledge Plazza a été co-fondée par Olivier Verbeke, avec qui j’ai co-fondé NEST’up

Hangout avec Martin Pasquier: “Rock My SXSW !”

Publié le 27 Feb 2013,  par

Entretien réalisé ce mercredi avec Martin Pasquier, qui va couvrir le festival South By Southwest à Austin, l’un des évènements à ne pas manquer chaque année en matière d’innovation, de nouvelles technologies et d’entrepreneuriat à la sauce US.

Le dispositif mis en place, avec l’aide de Knowtex (crowdfunding + création/curation de contenus transmedia avant, pendant et après le festival, interventions en direct en vidéo, rédaction d’un cahier de tendances, etc.) est très intéressant et c’est pour ça que j’ai décidé moi aussi d’aider Martin dans son projet. C’est aussi parce qu’il s’agit d’un très bon exemple de journalisme entrepreneurial et que ce dispositif est encore un cran au-dessus en matière participative que celui que j’avais déployé l’an dernier, avec les étudiants de l’ESJ de Lille .

Il ne reste que 4 jours pour finaliser la campagne sur KissKissBankBank et choisir comment vous voulez vivre cette super expérience participative, so hurry up !

(ci-dessous, une timeline réalisée par Martin pour retracer l’histoire du Festival)

Google Glass: Quel(s) usage(s) pour les journalistes ?

Publié le 22 Feb 2013,  par

Les nouveaux usages que vont apporter les technologies “embarquées” vont considérablement changer la manière de produire et de consommer de l’information. Google Glass (comme l’iWatch d’Apple) font assurément partie de ces innovations qui vont permettre aux journalistes et aux producteurs de contenus de faire leur métier d’une tout autre manière.

Et vous, que feriez-vous demain si vous disposiez d’un tel outil pour travailler ?

C’est la question que j’ai posée à mes étudiants en journalisme de l’IHECS. Ils ont jusqu’à mercredi prochain pour plancher sur le sujet. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont me sortir :-)

Imho, plus que jamais, les designers, les graphistes et les architectes de l’information vont devoir rentrer dans les rédactions et y insuffler cette culture de l’”expérience utilisateur”, dans son contexte, avec ses habitudes, en mobilité et avec une attention encore plus segmentée …

Et vous, qu’est-ce que ces lunettes vous inspirent comme idées de reportage, comme nouvelles manières de packager l’info (voir à ce sujet l’excellent papier de Hamish McKenzie sur Pandodaily), comme nouvelles façons de vous mettre au service de vos utilisateurs, selon vos expertises, vos passions et le media pour lequel vous travaillez ?

Gamifier mes cours avec Open Badges (Mozilla)

Publié le 14 Feb 2013,  par

Dans le cadre des ateliers que je donne à l’IHECS, j’ai mis en ligne ce mercredi un premier quiz de culture numérique auquel mes étudiants doivent répondre dans un temps imparti. Un nouveau quiz sera publié chaque semaine, jusqu’à la fin mai.

J’aimerais gamifier ce processus, afin de rendre plus ludique le caractère obligatoire de la participation et faire en sorte que la “sanction” d’une cotation qui arrivera en fin de cursus soit perçue comme valorisante pour les étudiants qui auront le mieux performer. Avec la prise de note collaborative et l’enseignement à distance, c’est une dynamique qui semble faire ses preuves et que des gens bien plus experts que moi en matière de pédagogie encouragent.

J’ai testé un premier dispositif mais il me semble un peu léger et pas très évolutif. Or, si l’expérience s’avère concluante, j’aimerais pouvoir l’intégrer dans toutes les formations que je donne.

open-badges-mozilla

N’ayant ni les compétences techniques ni le temps pour l’instant de mettre les mains dans le cambouis, je fais appel aux devs parmi vous pour me filer un coup de main et implémenter le système “Open Badges” proposé par la fondation Mozilla.

Ce boulot sera bien sûr rémunéré.

Si cela vous intéresse et que vous avez un peu de temps au cours des 15 jours qui viennent, pinguez moi en dm ou dropez-moi un mail davanac-at-gmail.com

Conférences TheNextWeb (25-26 avril, Amsterdam) et Re:Publica (6-8 mai, Berlin)

Publié le 02 Feb 2013,  par

TNW and RePublica

Quand j’ai commencé, en 2005, à prendre congé et à payer de ma poche pour assister à des conférences liées aux nouvelles technologies, mes collègues journalistes me prenaient pour un doux dingue. Les keynotes et surtout les rencontres avec tous ces gens au profil un peu bâtard, à la croisée des chemins entre le monde des médias, l’économie, la politique et bien évidemment de la culture numérique au sens large m’ont aidé à mieux comprendre l’environnement dans lequel j’allais être amené à travailler par la suite. Et, dans un certaine mesure, d’anticiper certains changements, voire d’en être acteur.

C’est une des raisons qui me poussent à continuer à prendre mon sac à dos et à aller écouter et voir de mes propres yeux ces fantastiques “makers”, ces bonhommes et ces bonnes femmes qui chacun dans leur secteur, continuent à faire bouger le monde, à disrupter les codes et créer de nouveaux écosystèmes.

Après le festival South By Southwest à Austin, l’an dernier (couvert avec les étudiants en journalisme de l’ESJ à Lille) j’assisterai cette année à la conférence The Next Web, à Amsterdam (25-26 avril), et Re:Publica, à Berlin (6-8 mai).

Si vous avez déjà acheté vos tickets (hurry up, les prix vont commencer à grimper !) et que l’on peut covoiturer ou cosleeper (?!), si vous êtes une école, une institution, une marque et que vous souhaitez monter un dispositif pédagogique innovant ou de veille stratégique autour de ces événements, faites-moi signe.

Masterclass IHECS 2012: Follow Up

Publié le 23 Jan 2013,  par

Les 12 semaines de travail en résidence avec les étudiants de l’IHECS constituent à ce jour la plus belle expérience que j’ai pu mener, mêlant à la fois la fougue de ces jeunes cons prêts à en découdre pour réussir à vivre de leur passion pour la communication, la sagesse de ces un peu moins jeunes et un peu moins cons venus partager avec eux leur background et leurs réflexions sur les challenges qui les attendent, et ma propre naïveté en ma capacité à créer un peu de magie autour de tout ça.

(jetez un oeil à cette petite présentation bidouillée en javascript, html5 et responsive design grâce à la libraire sStory. Tx Pirhoo pour le tip. Feedback sur iOS welcome !)

masterclass-ihecs-2012

Une journée d’accélération des projets crowdfundés

Maintenant que les examens de janvier sont passés et que les organismes ont un petit peu récupéré, il est grand temps pour les étudiants qui ont réussi à crowdfunder leurs projets journalistiques (cfr leurs pages sur KissKissBankBank) de se mettre en ordre de bataille et de répondre à la promesse faite à la communauté de leurs contributeurs: délivrer avant fin juin un proof of concept qui tient la route.

Pour cela, ils ont entre 1.500 et 2.500 euros, récoltés via KKBB durant les 5 semaines de collecte qui ont suivi leurs multiples pitchs et leur travail sur les possibles business model sous tendant leur production.

Vu la nature de leurs projets, ils vont devoir faire appel à des développeurs, des graphistes, des designers afin de pouvoir les concrétiser, cela fait partie de leur structure de coûts (et ça tombe bien, ils ont un peu de sous)

Mais lesquels choisir ? Le man/day a un prix, surtout quand le man est bon … Comment ventiler son budget intelligemment entre les différents corps de métiers, avec quelles priorités ? Quelles pistes creuser techniquement pour être scalable et user friendly ? Quels articles, quels contenus, quelles applications ? Et puis aussi se raconter en train de faire, expliquer ses choix, faire preuve de transparence dans l’usage des budget, pivoter si nécessaire, etc. etc.

Da Fresk ! #nestup

Bref, 36 mille raisons pour se remettre d’arrache-pied au boulot et le nez dans le guidon, de foncer et de voir comment tout ça peut prendre forme, donner du sens et satisfaire de premiers utilisateurs #oupas …

On va donc en remettre une couche.

Les 15 étudiants et moi-même nous sommes donnés rendez-vous ce samedi 23 février à Louvain-la-Neuve pour bosser toute la journée et accélérer sur leurs projets. Et quel meilleur endroit pour nous accueillir que le nid douillet de NEST’up, à l’Axis Parc … à la croisée des chemins, puisqu’on vous dit :-)



 

Journaliste ? Développeur ? Designer ? Graphiste ? Viendez !

Plus on est de fous mieux c’est. J’ai donc demandé à quelques amis journalistes, développeurs, designers, graphistes de venir écouter les pitchs des étudiants et d’ensuite, si l’envie leur en dit, de voir comment éventuellement leur filer un coup de main, un ou deux trucs, une astuce, des pistes à creuser, un morceau de code, un début de logo, une ébauche de plan de com’ …

Tx Florence, Roland, Nicolas, Laurent, Pierre, Martin d’avoir d’ores et déjà accepté

Si vous aussi vous avez envie de donner un peu de votre temps et de votre jus de cerveau en mode bouilla barcamp, avec pizzas et Club Mate, sans autre contrainte que celle de passer une chouette journée à accélérer les projets de mes gamins, faites-vous connaître !

PS: Si vous êtes Pizzaiolo et/ou Rédac Chef et/ou Digital Strategist, voire les 3 en même temps (?!), faites-moi signe aussi ;-)

MAJ 24/02

Un tout grand merci à tous les coaches qui sont venus ce samedi (Roland, Mathieu, Pirhoo, Nicolas, Philippe, Fabrice, Charlotte, Choupette, Sam ..) Ce “cross-over” entre NEST’up et mes masterclass était … très inspirant :-)

Next step pour les 5 projets crowdfundés par mes étudiants: builder et délivrer. To be continued…


Masterclass IHECS 2012: Follow Up

Storified by Damien Van Achter· Sun, Feb 24 2013 00:39:25

Samedi 14h … je… | FacebookDamien Van Achter wrote: Samedi 14h … je suis dans ma cave, là… Join Facebook to connect with Damien Van Achter and others you may know.
Aujourd’hui @NEST_up, des élèves de l’IHECS pitchent leurs projets crowdfundés via @Kissbankers #labdavanac @davanac http://pic.twitter.com/EpOoEhat05Benoit Do Quang
Journée d’avancement des projets crowdfundés via @Kissbankers dans l’espace Nest Up #labdavanac !ElisabethDebourse
Discussions #média, #journalisme #entrepreneuriat, développement, plateformes, #webdoc… c’est ça le #labdavanac http://pic.twitter.com/aSaNG1GzKzNicolas Becquet
Début des pitchs @NEST_up #labdavanac #LePrixDeLaMortFiona Gahimbare
@nest_up Samedi pitch #webdoc #masterclasse #labdavanac cure de jouvence http://instagr.am/p/WEak56q-id/Fabrice Lambert
je crois que @philbruAFP est bien éveillé et bouscule déjà les étudiants #labdavanacsam_piroton
Silence religieux et écoute attentive lors des pitchs des étudiants @Ihecs lors du #labdavanac #kisskissbankbank http://pic.twitter.com/uQWoXp74yKNicolas Becquet
@rolandlegrand partage ses bons tuyaux avec les étudiants du projet #gachisatoutboutdechamp @nest_up #ihecs #labdavanacCharlotte Verdin
Grosse journée de travail et de contacts @NEST_up avec le #labdavanac http://pic.twitter.com/FucK7719Iwleprixdelamort
Damien Van Achter (@davanac) : "faites un produit minimum viable" #labdavanacSimon Souris
Ça trime au #labdavanac… Avec le sourire! Les étudiants en journalisme de l’#ihecs pour leurs projets @kkbb coachés @nest_upCharlotte Verdin
Hophop on booste les projets. #labdavanac Viendez nous aider :)Mariam Alard
Next Generation of Journo Entrepreneurs ? @ihecs #labdavanac http://vine.co/v/bgAn6PldJixDamien Van Achter

1er Bilan sectoriel sur les nouveaux médias – CSA Belgique

Publié le 12 Jan 2013,  par

Ravi d’avoir été invité à animer le panel réuni par le CSA belge à l’occasion de la présentation de son 1er bilan “Nouveaux Medias”. Merci à Aline Franck, Geneviève de Bueger, Marc Janssen, Jean-François Furnémont et Dominique Vosters pour leur confiance .

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Et si la pub devenait invisible, par défaut ?

Publié le 09 Jan 2013,  par

AdBlock

J’aime beaucoup cette idée, développée par Lionel Dricot (Ploum) sur son blog (en anglais), à travers l’exemple fictif d’un navigateur (Firefox) qui permettrait aux utilisateurs de reprendre le contrôle sur ce qui apparaît réellement à l’écran lorsqu’ils surfent, à l’instar de ce que l’extension AdBlock permet déjà. En poussant le concept un chouia plus loin, Lionel imagine l’ire de tous les éditeurs/publishers/diffuseurs de contenus qui tirent l’essentiel de leurs revenus de l’affichage de ces publicités, qu’elles soient de Google ou des autres régies. Toute ressemblance avec l’actu de ces derniers jours étant bien sûr tout à fait fortuite…

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