First Learn the Rules, Then Break Them

Publié le 20 Jul 2012,  par

 

Souvent, je relis le tout premier billet que j’ai écrit ici, en juin 2005. J’y faisais une sorte de profession de foi journalistique: celle de me mettre au service des audiences, de devenir, parce que connecté, leur bras armé, de vivre et de raconter des histoires qui ont du sens ou à tout le moins de créer un environnement propice pour que celui-ci émerge.

A force de partager ma veille, mes réflexions, mes découvertes et mon plaisir à prendre part aux transformations que la culture numérique insufle aux systèmes qui m’entourent, j’ai compris que la nature-même du réseau et la propension naturelle qu’avaient les hommes à participer à des “choses” qui les dépassent me permettait d’envisager mon travail d’une manière encore plus jouissive.

J’aurais pu à plusieurs reprises ces dernières années me mettre sur des rails et profiter d’une certaine sécurité. Je ne l’ai pas fait (ce qui ne veut pas dire que je ne ferai jamais) mais mon petit doigt et mes timelines m’ont convaincu que surnager dans l’incertitude de l’expérimentation était sans doute le plus beau projet professionnel que je pouvais entreprendre. Et que s’il me fallait trouver une assurance-vie, la transparence dans mes intentions et la conviction que ce que je partage me définit pleinement, en ligne et hors ligne, devait pouvoir me suffire.

Parce que là où il y a du mouvement il y a de la vie, que les règles sont faites pour être dépassées et que la liberté de créer ne s’use que si on s’assied dessus.

Bref, tout ça pour vous dire que je suis particulièrement heureux et fier de la confiance que vous me portez et que j’ai vraiment hâte de vous embarquer dans les projets qui incubent dans mon petit laboratoire depuis les 3 derniers mois. Et pour ne parler que de l’un d’entre eux, les 12 semaines consécutives de travail en résidence, dans mon bled, avec les 240 étudiants de Master 1 de l’IHECS, vont valoir à elles seules leur pesant de découvertes, de rencontres et de tirages de plans sur la comète.

Ca valait bien un petit coup de peinture sur la façade, non ?

(thanx Thomas pour le super taf sur l’identité graphique du bouzin. Je surklike !)