Nos conversations ne nous appartiennent pas

Devrait-il en être de nos données sur le web comme de nos numéros de gsm ? En ce qui concerne nos données persos, je suis convaincu que oui, d’où l’intérêt d’un service “portable” comme l’OpenId.

Mais en ce qui concerne tout le reste, et notamment les discussions que nous lançons sur nos blogs et celles auxquelles nous participons ci et là sur la toile, il apparaît de plus en plus futile de vouloir “contrôler” l’endroit où elles prennent place (cfr. l’activité de ce week-end sur la blogobulle tech US en ce qui concerne des services comme FriendFeed ou Shyftr). Il s’agit en quelque sorte du “step 2″ dans l’ère de la participation (le 1er étant la libération des contenus et leur syndication par flux RSS).

Tout comme refuser de mettre des liens dans ses articles (par peur de “faire fuir SON audience”) conduit inexorablement à faire de son site un cul-de-sac sans intérêt, tenter de canaliser l’ajout de commentaires exclusivement “sur” ceux-ci castre la discussion, l’empêche d’essaimer, de “faire des petits”, de quitter en fait le giron de son initiateur pour trouver écho ailleurs, autrement, avec d’autres arguments, d’autres intervenants, dans d’autres langues …

Et, rassurez-vous, si par bonheur les arguments que vous avancez dans vos articles doivent être à l’origine de multiples discussions à travers la toile, les liens qui pointeront vers chez vous soigneront largement votre ranking.

En bref, tout cela n’est qu’une question de “lâcher prise”, d’acceptation d’une perte de contrôle … si les médias traditionnels ont dû faire leur deuil du monopole de l’information, les bloggeurs vont à présent devoir faire le leur de celui de la conversation.

Lire à ce propos:

- Era of blogger’s control is over (Robert Scoble)
- Should Comments be Portable? (Valeria Maltoni)
- Forget Disintermediation, Focus On Open Data Exchange (Scott Karp)