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	<title>Comments on: Web 2.0: Amateurisme = médiocrité ?</title>
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	<description>@lchimiste numérique</description>
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		<title>By: Angel</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-169</link>
		<dc:creator>Angel</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 05:11:51 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour :-))
&lt;br&gt;Vous êtes purement GENIAL!!!
&lt;br&gt;Je suis arrivée par hasard ici et WOUHA!!!
&lt;br&gt;J&#039;ai lu également ce que vous avez écrit sur la libération de Ingrid Bétancourt, j&#039;adhère totalement!
&lt;br&gt;J&#039;étais vraiment consternée de constater la lobotomisation de ces milliers de gens! Ce n&#039;est pas croyable!
&lt;br&gt;Egalement le &quot;lien&quot; que vous appuyez avec le clochard du coin, Dédé je crois, c&#039;est parfaitement çà!!!
&lt;br&gt;J&#039;ai lu ce que vous avez écrit qui était en fait...ma pensée profonde mais que j&#039;aurais été bien incapable de transcrire comme vous l&#039;avez si parfaitement couché de votre plume de maître!
&lt;br&gt;Je vous envie! j&#039;aurais tellement à écrire sur ma trop longue vie (tiens! voilà un bon titre, non?!) mais je suis née sans votre talent...
&lt;br&gt;MERCI BEAUCOUP pour ce très agréable moment que vous m&#039;avez accordé à vous lire!
&lt;br&gt;Bien à vous.
&lt;br&gt;Agnès:-))
&lt;br&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour :-))<br />
<br />Vous êtes purement GENIAL!!!<br />
<br />Je suis arrivée par hasard ici et WOUHA!!!<br />
<br />J&#39;ai lu également ce que vous avez écrit sur la libération de Ingrid Bétancourt, j&#39;adhère totalement!<br />
<br />J&#39;étais vraiment consternée de constater la lobotomisation de ces milliers de gens! Ce n&#39;est pas croyable!<br />
<br />Egalement le &#8220;lien&#8221; que vous appuyez avec le clochard du coin, Dédé je crois, c&#39;est parfaitement çà!!!<br />
<br />J&#39;ai lu ce que vous avez écrit qui était en fait&#8230;ma pensée profonde mais que j&#39;aurais été bien incapable de transcrire comme vous l&#39;avez si parfaitement couché de votre plume de maître!<br />
<br />Je vous envie! j&#39;aurais tellement à écrire sur ma trop longue vie (tiens! voilà un bon titre, non?!) mais je suis née sans votre talent&#8230;<br />
<br />MERCI BEAUCOUP pour ce très agréable moment que vous m&#39;avez accordé à vous lire!<br />
<br />Bien à vous.<br />
<br />Agnès:-))<br /></p>
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		<title>By: Angel</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-168</link>
		<dc:creator>Angel</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 21:11:51 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour :-))&lt;br&gt;Vous Ãªtes purement GENIAL!!!&lt;br&gt;Je suis arrivÃ©e par hasard ici et WOUHA!!!&lt;br&gt;J&#039;ai lu Ã©galement ce que vous avez Ã©crit sur la libÃ©ration de Ingrid BÃ©tancourt, j&#039;adhÃ¨re totalement!&lt;br&gt;J&#039;Ã©tais vraiment consternÃ©e de constater la lobotomisation de ces milliers de gens! Ce n&#039;est pas croyable!&lt;br&gt;Egalement le &quot;lien&quot; que vous appuyez avec le clochard du coin, DÃ©dÃ© je crois, c&#039;est parfaitement Ã§Ã !!!&lt;br&gt;J&#039;ai lu ce que vous avez Ã©crit qui Ã©tait en fait...ma pensÃ©e profonde mais que j&#039;aurais Ã©tÃ© bien incapable de transcrire comme vous l&#039;avez si parfaitement couchÃ© de votre plume de maÃ®tre!&lt;br&gt;Je vous envie! j&#039;aurais tellement Ã  Ã©crire sur ma trop longue vie (tiens! voilÃ  un bon titre, non?!) mais je suis nÃ©e sans votre talent...&lt;br&gt;MERCI BEAUCOUP pour ce trÃ¨s agrÃ©able moment que vous m&#039;avez accordÃ© Ã  vous lire!&lt;br&gt;Bien Ã  vous.&lt;br&gt;AgnÃ¨s:-))</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour :-))<br />Vous Ãªtes purement GENIAL!!!<br />Je suis arrivÃ©e par hasard ici et WOUHA!!!<br />J&#39;ai lu Ã©galement ce que vous avez Ã©crit sur la libÃ©ration de Ingrid BÃ©tancourt, j&#39;adhÃ¨re totalement!<br />J&#39;Ã©tais vraiment consternÃ©e de constater la lobotomisation de ces milliers de gens! Ce n&#39;est pas croyable!<br />Egalement le &#8220;lien&#8221; que vous appuyez avec le clochard du coin, DÃ©dÃ© je crois, c&#39;est parfaitement Ã§Ã !!!<br />J&#39;ai lu ce que vous avez Ã©crit qui Ã©tait en fait&#8230;ma pensÃ©e profonde mais que j&#39;aurais Ã©tÃ© bien incapable de transcrire comme vous l&#39;avez si parfaitement couchÃ© de votre plume de maÃ®tre!<br />Je vous envie! j&#39;aurais tellement Ã  Ã©crire sur ma trop longue vie (tiens! voilÃ  un bon titre, non?!) mais je suis nÃ©e sans votre talent&#8230;<br />MERCI BEAUCOUP pour ce trÃ¨s agrÃ©able moment que vous m&#39;avez accordÃ© Ã  vous lire!<br />Bien Ã  vous.<br />AgnÃ¨s:-))</p>
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		<title>By: RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-166</link>
		<dc:creator>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2005 21:33:42 +0000</pubDate>
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		<description>DEUX TEXTES ENTRE CIEL ET TERRE
 
1 - L&#039;EVEIL
 
L&#039;homme Ã©tendu Ã  mÃªme le sol contemple la voÃ»te Ã©toilÃ©e, l&#039;oeil noyÃ© dans l&#039;infini. Il sait le spectacle ultime. Tout Ã  sa bÃ©atitude, il se laisse aller au vertige avec des sourires doux et dÃ©sespÃ©rÃ©s. Le sentiment d&#039;absolu qu&#039;il ressent face aux Ã©toiles Ã©parpillÃ©es dans la nue est Ã  la hauteur de sa dÃ©tresse. A la vue des astres scintillant dans la nuit, une ivresse inÃ©dite l&#039;envahit.
 
RÃ©signÃ©, il admire les Ã©toiles, n&#039;ayant plus rien d&#039;autre Ã  faire. Comme s&#039;il attendait une porte ouvrant sur quelque Ã©ternitÃ©.
 
Depuis la boue sÃ©chÃ©e oÃ¹ il est allongÃ©, la beautÃ© du monde lui apparaÃ®t magistrale, suprÃªme. InÃ©narrable. Cet homme a conscience d&#039;Ãªtre. Aussi s&#039;attarde-t-il sur le ciel nocturne, l&#039;Ã¢me de plus en plus lÃ©gÃ¨re, le corps de moins en moins prÃ©sent. Puis il tourne la tÃªte sur le cÃ´tÃ©. Sur le tas d&#039;immondices oÃ¹ il agonise dans l&#039;indiffÃ©rence gÃ©nÃ©rale, il distingue son bras squelettique, sa main comme une poignÃ©e d&#039;os, son flanc dÃ©charnÃ©, sa peau lÃ©preuse. DÃ©connectÃ© de ses Ã©toiles, il reprend immÃ©diatement contact avec l&#039;abjecte rÃ©alitÃ©. Alors il dÃ©cide ne ne plus voir que le ciel : dans un geste dÃ©risoire et pathÃ©tique il dÃ©tourne le regard du sol et le dirige dÃ©finitivement vers le cosmos, le corps comme un haillon, l&#039;Ã¢me comme une flamme.
 
C&#039;est un sans-nom de Calcutta nÃ© dans la misÃ¨re, fait pour la misÃ¨re et crevant dans la misÃ¨re. A quelle Ã©poque sommes-nous ? Quel Ã¢ge a ce malheureux ? Peu importe ! C&#039;est une ombre qui gÃ®t dans un coin de l&#039;enfer terrestre parmi ses semblables passifs, sourds Ã  sa souffrance. Cet homme qui a toujours connu la misÃ¨re, le malheur, la faim, le dÃ©sespoir accÃ¨de ce soir Ã  la beautÃ© de maniÃ¨re fulgurante, la sensibilitÃ© exacerbÃ©e par l&#039;approche de la mort. Le ventre vide, le corps malade, le moribond s&#039;extasie sans bruit sur le mystÃ¨re de cet univers oÃ¹ il a endurÃ© son long calvaire de misÃ©reux. Venu sur terre pour souffrir, il interroge longuement le ciel sur sa terrible destinÃ©e, magnifiquement rÃ©confortÃ© par les lumiÃ¨res de la nuit cependant.
 
Puis dans un rÃ¢le d&#039;agonie pitoyable, atroce et presque insignifiant tant le monde qui l&#039;entoure est insensible Ã  son sort, l&#039;inconnu au corps nu rend l&#039;Ã¢me les yeux fixÃ©s sur le firmament.
 
+++++++
 
2 - MISERE

(Voici une vision issue des flÃ¢neries Ã©tranges de ma pensÃ©e. PrÃ©cisons que la rue oÃ¹ j&#039;habite consiste en un escalier antique, dans le quartier historique du Vieux-Mans, sur des remparts gallo-romains.)

Un matin en sortant de chez moi, mon univers changea inexplicablement.

En ouvrant la porte donnant sur l&#039;escalier public, je passai de l&#039;ombre feutrÃ©e Ã  la lumiÃ¨re brutale. Le choc. Dans la rue, un soleil cru, inhabituel. Chaleur suffocante, atmosphÃ¨re dantesque. Partout, des maisons vÃ©tustes, dÃ©labrÃ©es, tristes, aux fenÃªtres cassÃ©es, opaques, aux briques noircies par la pollution, la crasse.

L&#039;escalier huppÃ© Ã©tait devenu de larges marches anonymes, brisÃ©es par endroits, jonchÃ©es de dÃ©tritus, couvertes de poussiÃ¨re. Sans aucun intÃ©rÃªt architectural. D&#039;un coup je conÃ§us tout ce que sous-tendait ce lieu terne : le rÃ¨gne de la misÃ¨re. 

De cet escalier Ã©manait une tristesse infinie, un dÃ©sespoir affreux, une odeur de mort. Image fidÃ¨le d&#039;un quartier calamiteux de Calcutta au dix-neuviÃ¨me siÃ¨cle. Le Mans Ã©tait devenue une atroce Calcutta. 

(Je parle bien sÃ»r non pas de la flatteuse Calcutta, refuge des Arts et des Lettres, mais de l&#039;autre, de l&#039;ignoble Calcutta, asile d&#039;une extrÃªme, rÃ©voltante misÃ¨re : cÃ©lÃ¨bre image stÃ©rÃ©otypÃ©e renvoyÃ©e au monde entier.)

DÃ©cor dÃ©sespÃ©rant : lÃ , l&#039;Ã©lectricitÃ© n&#039;existait pas, n&#039;avait jamais existÃ©. Ni l&#039;Ã©lÃ©mentaire confort citadin. J&#039;Ã©tais dans une ville sans voitures, sans magasins, sans nÃ©ons, sans FNAC, sans panneaux publicitaires, sans plus rien de ce qui Ã©tait mes repÃ¨res habituels. Tout avait disparu. C&#039;Ã©tait Ã§a ma ville. 

En haut de l&#039;escalier, un spectre : un enfant portant des lambeaux de vÃªtements. Crasseux, pouilleux, avec un corps famÃ©lique... MisÃ©rable mais encore souriant. Un autre petit Ãªtre dÃ©charnÃ© le suivait. Ils se mirent Ã  jouer avec des cailloux, des morceaux de bois sales. En bas des marches, un vieux mendiant en train de mourir dans une banale indiffÃ©rence. Des silhouettes en haillons passaient devant lui. A ses pieds, une sÃ©bile de bois. Vide.

MisÃ¨re.

J&#039;explorai la ville. Au lieu de la place centrale et ses beaux Ã©difices, ses lumiÃ¨res, ses boutiques de luxe, ses halls nets, au lieu de tout cela, une cour des Miracles, un mouroir Ã  ciel ouvert, une assemblÃ©e de lÃ©preux, d&#039;Ã©clopÃ©s, de mort-vivants... Des gueux fantomatiques errant sous une insupportable chaleur, dans des odeurs incertaines. Charognes, tanneries, effluves de cuisine immonde ? Impossible de savoir. 

Plus loin dans la rue Gambetta je passai devant une boulangerie sordide, un trou Ã  rat. Je devinais tout Ã  la simple vue des choses : pain fade au goÃ»t de sciure. Le seul pain qu&#039;on pÃ»t manger dans cette ville. Avec des pommes aigres qu&#039;il fallait cueillir sur les bords nausÃ©eux de la Sarthe. Le pain et les pommes sauvages, uniques aliments de ce monde... Et ce pain, je ne pouvais le manger : trop pauvre je me dÃ©couvrais. Cela dit, je savais confusÃ©ment qu&#039;on me laisserai prendre de ce pain, invendu, devenu dur comme du bois.

MisÃ¨re. MisÃ¨re. MisÃ¨re.

CondamnÃ© Ã  vivre dans ce monde pour le reste de ma vie, je regardais en face l&#039;insupportable vÃ©ritÃ©. C&#039;Ã©tait inÃ©luctable, irrÃ©versible, terrible comme un verdict tombÃ© du Ciel. Impossible d&#039;Ã©chapper au destin. Je devais me rÃ©soudre au sort, survenu du jour au lendemain sans aucune explication.

Accepter ma nouvelle condition Ã©tait la seule chose concevable, conscient que le monde laissÃ© derriÃ¨re moi Ã©tait dÃ©finitivement perdu. Plus d&#039;Internet, plus d&#039;Ã©lectricitÃ©, plus d&#039;aliments variÃ©s, plus jamais. Plus de boissons fraÃ®ches diverses, ni de lit confortable, ni de sÃ©curitÃ©... Plus rien de tout cela. Il me fallait dÃ©sormais vivre comme un mendiant de Calcutta du dix-neuviÃ¨me siÃ¨cle dans un monde d&#039;ordures, de fange, de faim, d&#039;absolu dÃ©nuement.

Je mesurais l&#039;horrible dÃ©tresse de ma situation. Des millions d&#039;hommes ayant vÃ©cu une semblable misÃ¨re dÃ©filaient en mon esprit. J&#039;Ã©tais devenu leur frÃ¨re d&#039;infortune. A la diffÃ©rence qu&#039;eux n&#039;avaient connu que Ã§a toute leur vie. Moi, j&#039;expÃ©rimentais l&#039;Ã©tat extrÃªme de la pauvretÃ©, aprÃ¨s avoir connu l&#039;Ã©tat extrÃªme de la richesse. C&#039;Ã©tait d&#039;autant plus cruel que rien ne m&#039;avait prÃ©parÃ© Ã  ce mystÃ©rieux bouleversement de mon existence : en ouvrant la porte de chez moi, j&#039;Ã©tais passÃ© de maniÃ¨re parfaitement incomprÃ©hensible d&#039;un monde d&#039;abondance, de nantis repus Ã  un monde d&#039;affamÃ©s, de malheur. 

J&#039;Ã©tais en train de vivre ce qu&#039;avaient vÃ©cu ces millions de dÃ©shÃ©ritÃ©s. La misÃ¨re n&#039;Ã©tait plus une abstraction. J&#039;Ã©tais lÃ , Ã  la place de ceux qui l&#039;avaient vÃ©cu dans leur corps, leur Ã¢me. La misÃ¨re, la vraie, l&#039;authentique, celle endurÃ©e par des hommes de ce monde, de cette Terre, de cette HumanitÃ©, la misÃ¨re Ã©prouvÃ©e dans leur chair, dans leur vie quotidienne, la misÃ¨re maudite... 

Cette misÃ¨re-lÃ , je la vivais Ã  cet instant et pour toujours, sans espoir de retour. Je la vivais dans cette ville qui Ã©tait la mienne, dans cette citÃ© dÃ©crÃ©pite qui s&#039;appelait Le Mans, qui Ã©tait concrÃ¨te, pleine de crasse, de grisaille, de dÃ©tresse, qui n&#039;Ã©tait ni un rÃªve ni une conception virtuelle, mais une ville d&#039;hommes.

J&#039;Ã©tais en enfer.

Textes de RaphaÃ«l Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
FRANCE
TÃ©l : 02 43 80 42 98 
raphael.de-izarra@wanadoo.fr</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>DEUX TEXTES ENTRE CIEL ET TERRE</p>
<p>1 &#8211; L&#8217;EVEIL</p>
<p>L&#8217;homme Ã©tendu Ã  mÃªme le sol contemple la voÃ»te Ã©toilÃ©e, l&#8217;oeil noyÃ© dans l&#8217;infini. Il sait le spectacle ultime. Tout Ã  sa bÃ©atitude, il se laisse aller au vertige avec des sourires doux et dÃ©sespÃ©rÃ©s. Le sentiment d&#8217;absolu qu&#8217;il ressent face aux Ã©toiles Ã©parpillÃ©es dans la nue est Ã  la hauteur de sa dÃ©tresse. A la vue des astres scintillant dans la nuit, une ivresse inÃ©dite l&#8217;envahit.</p>
<p>RÃ©signÃ©, il admire les Ã©toiles, n&#8217;ayant plus rien d&#8217;autre Ã  faire. Comme s&#8217;il attendait une porte ouvrant sur quelque Ã©ternitÃ©.</p>
<p>Depuis la boue sÃ©chÃ©e oÃ¹ il est allongÃ©, la beautÃ© du monde lui apparaÃ®t magistrale, suprÃªme. InÃ©narrable. Cet homme a conscience d&#8217;Ãªtre. Aussi s&#8217;attarde-t-il sur le ciel nocturne, l&#8217;Ã¢me de plus en plus lÃ©gÃ¨re, le corps de moins en moins prÃ©sent. Puis il tourne la tÃªte sur le cÃ´tÃ©. Sur le tas d&#8217;immondices oÃ¹ il agonise dans l&#8217;indiffÃ©rence gÃ©nÃ©rale, il distingue son bras squelettique, sa main comme une poignÃ©e d&#8217;os, son flanc dÃ©charnÃ©, sa peau lÃ©preuse. DÃ©connectÃ© de ses Ã©toiles, il reprend immÃ©diatement contact avec l&#8217;abjecte rÃ©alitÃ©. Alors il dÃ©cide ne ne plus voir que le ciel : dans un geste dÃ©risoire et pathÃ©tique il dÃ©tourne le regard du sol et le dirige dÃ©finitivement vers le cosmos, le corps comme un haillon, l&#8217;Ã¢me comme une flamme.</p>
<p>C&#8217;est un sans-nom de Calcutta nÃ© dans la misÃ¨re, fait pour la misÃ¨re et crevant dans la misÃ¨re. A quelle Ã©poque sommes-nous ? Quel Ã¢ge a ce malheureux ? Peu importe ! C&#8217;est une ombre qui gÃ®t dans un coin de l&#8217;enfer terrestre parmi ses semblables passifs, sourds Ã  sa souffrance. Cet homme qui a toujours connu la misÃ¨re, le malheur, la faim, le dÃ©sespoir accÃ¨de ce soir Ã  la beautÃ© de maniÃ¨re fulgurante, la sensibilitÃ© exacerbÃ©e par l&#8217;approche de la mort. Le ventre vide, le corps malade, le moribond s&#8217;extasie sans bruit sur le mystÃ¨re de cet univers oÃ¹ il a endurÃ© son long calvaire de misÃ©reux. Venu sur terre pour souffrir, il interroge longuement le ciel sur sa terrible destinÃ©e, magnifiquement rÃ©confortÃ© par les lumiÃ¨res de la nuit cependant.</p>
<p>Puis dans un rÃ¢le d&#8217;agonie pitoyable, atroce et presque insignifiant tant le monde qui l&#8217;entoure est insensible Ã  son sort, l&#8217;inconnu au corps nu rend l&#8217;Ã¢me les yeux fixÃ©s sur le firmament.</p>
<p>+++++++</p>
<p>2 &#8211; MISERE</p>
<p>(Voici une vision issue des flÃ¢neries Ã©tranges de ma pensÃ©e. PrÃ©cisons que la rue oÃ¹ j&#8217;habite consiste en un escalier antique, dans le quartier historique du Vieux-Mans, sur des remparts gallo-romains.)</p>
<p>Un matin en sortant de chez moi, mon univers changea inexplicablement.</p>
<p>En ouvrant la porte donnant sur l&#8217;escalier public, je passai de l&#8217;ombre feutrÃ©e Ã  la lumiÃ¨re brutale. Le choc. Dans la rue, un soleil cru, inhabituel. Chaleur suffocante, atmosphÃ¨re dantesque. Partout, des maisons vÃ©tustes, dÃ©labrÃ©es, tristes, aux fenÃªtres cassÃ©es, opaques, aux briques noircies par la pollution, la crasse.</p>
<p>L&#8217;escalier huppÃ© Ã©tait devenu de larges marches anonymes, brisÃ©es par endroits, jonchÃ©es de dÃ©tritus, couvertes de poussiÃ¨re. Sans aucun intÃ©rÃªt architectural. D&#8217;un coup je conÃ§us tout ce que sous-tendait ce lieu terne : le rÃ¨gne de la misÃ¨re. </p>
<p>De cet escalier Ã©manait une tristesse infinie, un dÃ©sespoir affreux, une odeur de mort. Image fidÃ¨le d&#8217;un quartier calamiteux de Calcutta au dix-neuviÃ¨me siÃ¨cle. Le Mans Ã©tait devenue une atroce Calcutta. </p>
<p>(Je parle bien sÃ»r non pas de la flatteuse Calcutta, refuge des Arts et des Lettres, mais de l&#8217;autre, de l&#8217;ignoble Calcutta, asile d&#8217;une extrÃªme, rÃ©voltante misÃ¨re : cÃ©lÃ¨bre image stÃ©rÃ©otypÃ©e renvoyÃ©e au monde entier.)</p>
<p>DÃ©cor dÃ©sespÃ©rant : lÃ , l&#8217;Ã©lectricitÃ© n&#8217;existait pas, n&#8217;avait jamais existÃ©. Ni l&#8217;Ã©lÃ©mentaire confort citadin. J&#8217;Ã©tais dans une ville sans voitures, sans magasins, sans nÃ©ons, sans FNAC, sans panneaux publicitaires, sans plus rien de ce qui Ã©tait mes repÃ¨res habituels. Tout avait disparu. C&#8217;Ã©tait Ã§a ma ville. </p>
<p>En haut de l&#8217;escalier, un spectre : un enfant portant des lambeaux de vÃªtements. Crasseux, pouilleux, avec un corps famÃ©lique&#8230; MisÃ©rable mais encore souriant. Un autre petit Ãªtre dÃ©charnÃ© le suivait. Ils se mirent Ã  jouer avec des cailloux, des morceaux de bois sales. En bas des marches, un vieux mendiant en train de mourir dans une banale indiffÃ©rence. Des silhouettes en haillons passaient devant lui. A ses pieds, une sÃ©bile de bois. Vide.</p>
<p>MisÃ¨re.</p>
<p>J&#8217;explorai la ville. Au lieu de la place centrale et ses beaux Ã©difices, ses lumiÃ¨res, ses boutiques de luxe, ses halls nets, au lieu de tout cela, une cour des Miracles, un mouroir Ã  ciel ouvert, une assemblÃ©e de lÃ©preux, d&#8217;Ã©clopÃ©s, de mort-vivants&#8230; Des gueux fantomatiques errant sous une insupportable chaleur, dans des odeurs incertaines. Charognes, tanneries, effluves de cuisine immonde ? Impossible de savoir. </p>
<p>Plus loin dans la rue Gambetta je passai devant une boulangerie sordide, un trou Ã  rat. Je devinais tout Ã  la simple vue des choses : pain fade au goÃ»t de sciure. Le seul pain qu&#8217;on pÃ»t manger dans cette ville. Avec des pommes aigres qu&#8217;il fallait cueillir sur les bords nausÃ©eux de la Sarthe. Le pain et les pommes sauvages, uniques aliments de ce monde&#8230; Et ce pain, je ne pouvais le manger : trop pauvre je me dÃ©couvrais. Cela dit, je savais confusÃ©ment qu&#8217;on me laisserai prendre de ce pain, invendu, devenu dur comme du bois.</p>
<p>MisÃ¨re. MisÃ¨re. MisÃ¨re.</p>
<p>CondamnÃ© Ã  vivre dans ce monde pour le reste de ma vie, je regardais en face l&#8217;insupportable vÃ©ritÃ©. C&#8217;Ã©tait inÃ©luctable, irrÃ©versible, terrible comme un verdict tombÃ© du Ciel. Impossible d&#8217;Ã©chapper au destin. Je devais me rÃ©soudre au sort, survenu du jour au lendemain sans aucune explication.</p>
<p>Accepter ma nouvelle condition Ã©tait la seule chose concevable, conscient que le monde laissÃ© derriÃ¨re moi Ã©tait dÃ©finitivement perdu. Plus d&#8217;Internet, plus d&#8217;Ã©lectricitÃ©, plus d&#8217;aliments variÃ©s, plus jamais. Plus de boissons fraÃ®ches diverses, ni de lit confortable, ni de sÃ©curitÃ©&#8230; Plus rien de tout cela. Il me fallait dÃ©sormais vivre comme un mendiant de Calcutta du dix-neuviÃ¨me siÃ¨cle dans un monde d&#8217;ordures, de fange, de faim, d&#8217;absolu dÃ©nuement.</p>
<p>Je mesurais l&#8217;horrible dÃ©tresse de ma situation. Des millions d&#8217;hommes ayant vÃ©cu une semblable misÃ¨re dÃ©filaient en mon esprit. J&#8217;Ã©tais devenu leur frÃ¨re d&#8217;infortune. A la diffÃ©rence qu&#8217;eux n&#8217;avaient connu que Ã§a toute leur vie. Moi, j&#8217;expÃ©rimentais l&#8217;Ã©tat extrÃªme de la pauvretÃ©, aprÃ¨s avoir connu l&#8217;Ã©tat extrÃªme de la richesse. C&#8217;Ã©tait d&#8217;autant plus cruel que rien ne m&#8217;avait prÃ©parÃ© Ã  ce mystÃ©rieux bouleversement de mon existence : en ouvrant la porte de chez moi, j&#8217;Ã©tais passÃ© de maniÃ¨re parfaitement incomprÃ©hensible d&#8217;un monde d&#8217;abondance, de nantis repus Ã  un monde d&#8217;affamÃ©s, de malheur. </p>
<p>J&#8217;Ã©tais en train de vivre ce qu&#8217;avaient vÃ©cu ces millions de dÃ©shÃ©ritÃ©s. La misÃ¨re n&#8217;Ã©tait plus une abstraction. J&#8217;Ã©tais lÃ , Ã  la place de ceux qui l&#8217;avaient vÃ©cu dans leur corps, leur Ã¢me. La misÃ¨re, la vraie, l&#8217;authentique, celle endurÃ©e par des hommes de ce monde, de cette Terre, de cette HumanitÃ©, la misÃ¨re Ã©prouvÃ©e dans leur chair, dans leur vie quotidienne, la misÃ¨re maudite&#8230; </p>
<p>Cette misÃ¨re-lÃ , je la vivais Ã  cet instant et pour toujours, sans espoir de retour. Je la vivais dans cette ville qui Ã©tait la mienne, dans cette citÃ© dÃ©crÃ©pite qui s&#8217;appelait Le Mans, qui Ã©tait concrÃ¨te, pleine de crasse, de grisaille, de dÃ©tresse, qui n&#8217;Ã©tait ni un rÃªve ni une conception virtuelle, mais une ville d&#8217;hommes.</p>
<p>J&#8217;Ã©tais en enfer.</p>
<p>Textes de RaphaÃ«l Zacharie de Izarra<br />
2, Escalier de la Grande Poterne<br />
72000 Le Mans<br />
FRANCE<br />
TÃ©l : 02 43 80 42 98<br />
<a href="mailto:raphael.de-izarra@wanadoo.fr">raphael.de-izarra@wanadoo.fr</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: damien</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-165</link>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 08:14:07 +0000</pubDate>
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		<description>Bigre !
Je lis Ã§a Ã  tÃªte reposÃ©e</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bigre !<br />
Je lis Ã§a Ã  tÃªte reposÃ©e</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-164</link>
		<dc:creator>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2005 01:27:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.davanac.me/blog/2005/10/web_20_amateuri/#comment-164</guid>
		<description>ELOGE DE LA MEDIOCRITE / PROCES DE L&#039;INTELLIGENCE

=======

ELOGE DE LA MEDIOCRITE

J&#039;aime la mÃ©diocritÃ©. ConspuÃ©e par l&#039;ensemble des hommes, la mÃ©diocritÃ© est un refuge Ã  portÃ©e de main, d&#039;esprit. A portÃ©e d&#039;homme. 

A ma portÃ©e.

La mÃ©diocritÃ© ne m&#039;effraie point, au contraire. Je la recherche, la cultive, la savoure comme du pain jetÃ© Ã  terre. Les sots la fuient comme la peste. Les mÃ©diocres du monde entier eux-mÃªmes feignent de la mÃ©priser. Pourtant la mÃ©diocritÃ© n&#039;est-elle pas le ciment universel de l&#039;humanitÃ© ? Tous les hommes de bonne volontÃ© devraient se reconnaÃ®tre Ã  travers la mÃ©diocritÃ© au lieu de se jurer mutuellement de n&#039;Ãªtre pas liÃ©s entre eux par cette caractÃ©ristique fraternelle... HÃ©las ! La mÃ©diocritÃ© est le patrimoine humain le plus dÃ©criÃ©, l&#039;hÃ©ritage universel le moins apprÃ©ciÃ©... 

Entretenir la mÃ©diocritÃ© est l&#039;apanage des penseurs modestes proches des vÃ©ritÃ©s quotidiennes, dÃ©barrassÃ©s du poison commun de l&#039;orgueil. C&#039;est surtout une maniÃ¨re de briller autrement. Les beaux esprits aiment leur mÃ©diocritÃ©. Luxe des belles gens, la mÃ©diocritÃ© revendiquÃ©e, affichÃ©e, portÃ©e aux nues est une gifle hautaine assÃ©nÃ©e Ã  tous les petits coqs infatuÃ©s de leur plumage crottÃ© qui clament sans crainte du ridicule n&#039;Ãªtre point mÃ©diocre, ne pas l&#039;aimer, la fuir... 

La mÃ©diocritÃ© protÃ¨ge souverainement ses adeptes des fausses certitudes. Elle les prÃ©serve de bien des tempÃªtes, certes Ã©clatantes mais inconfortables. La mÃ©diocritÃ© est un fauteuil percÃ© dans lequel aiment Ã  se laisser bercer les gens persuadÃ©s d&#039;Ãªtre Ã  leur place. 

Je suis un mÃ©diocre convaincu : je dÃ®ne au rabais, me contente des petites pluies passagÃ¨res, pioche au hasard de la vie, prends garde Ã  mes pieds pour Ã©conomiser mes semelles, fais les choses Ã  moitiÃ© de peur d&#039;aller trop loin, suis mitigÃ© dans mes avis les plus manichÃ©ens, tiÃ¨de avec mes ennemis, partagÃ© entre coeur et raison. Je suis tellement Ã  mon aise dans ma mÃ©diocritÃ© que non seulement je ne sens nullement le besoin d&#039;aller voir ailleurs mais en plus, fiertÃ© des Ã¢mes humbles (beaux esprits par dÃ©finition), j&#039;Ã©prouve le besoin de communiquer Ã  la terre entiÃ¨re mon bonheur d&#039;Ãªtre mÃ©diocre.

RaphaÃ«l Zacharie de Izarra

PROCES DE L&#039;INTELLIGENCE EN TROIS TEXTES
 
1 - DÃ©fense de la sottise
 
La sottise est le dernier rempart efficace contre la suprÃ©matie inique des beaux esprits qui ne gagnent leur cause qu&#039;avec la lÃ¢che, fourbe, insidieuse subtilitÃ© de leur pensÃ©e.
 
L&#039;intelligence est torve, sinueuse, secrÃ¨te. La sottise est franche, directe, claire. L&#039;intelligence aime les Ã©nigmes, se complaÃ®t dans le mystÃ¨re, se masque avec Ã©clat. La sottise mÃ©prise l&#039;obscuritÃ©, fuit l&#039;hermÃ©tisme, se dÃ©voile sans ambages. La sottise n&#039;a rien Ã  cacher, rien Ã  prouver, rien Ã  vendre, tout Ã  perdre. Donc rien Ã  gagner. L&#039;intelligence caresse, sÃ©duit, convainc avec des fioritures de langage. La sottise cogne. Elle n&#039;use d&#039;aussi vains dÃ©tours indignes de tout bon sot qui se respecte.
 
Le sot aime les carottes, les navets et les soupes chaudes. Le bel esprit ne se prÃ©occupe que d&#039;affaires qui ne se mangent pas. Et qui vient se plaindre de crever de faim quand vient la bise ? Le sot ne porte pas le regard plus loin que son sillon. Le bel esprit le raille. Et qui vient crier famine l&#039;hiver venu ? Le sot n&#039;argumente pas, il frappe. En cela les faits lui donnent toujours raison, la loi en vigueur ici-bas Ã©tant celle du plus fort.
 
Les sots ignorent l&#039;alchimie Ã©trange de la terre mais eux au moins y font pousser patates, poireaux, tomates. Les sots ne savent rien des mystÃ¨res cosmiques, mais ils ont de quoi tenir l&#039;hiver. Ils n&#039;ont rien dans la tÃªte mais tout dans les poings. 
 
Les sots n&#039;ont pas d&#039;amis mais plein de bois pour leur feu. Ils sont seuls mais heureux de l&#039;Ãªtre. Ils sont dÃ©pourvus d&#039;intelligence et sans malice, sans ironie, sans vanitÃ© peuvent s&#039;en vanter. 
 
RaphaÃ«l Zacharie de Izarra
 
=======
 
2 - Ã‰loge de la bÃªtise
 
Je chÃ©ris et loue la bÃªtise. La bÃªtise est une haute qualitÃ©, une authentique vertu, le rempart absolu contre la souveraine et tyrannique intelligence qui l&#039;Ã©crase, la mÃ©prise, la persÃ©cute. La bÃªtise est l&#039;apanage de ceux qui sont totalement dÃ©pourvus d&#039;intelligence, et qui sont par consÃ©quent remplis de saines certitudes, d&#039;inÃ©branlables convictions, de salutaires illusions. La bÃªtise empÃªche de trop penser, elle pousse Ã  l&#039;action irrÃ©flÃ©chie. Elle Ã©loigne et prÃ©serve fatalement l&#039;Ãªtre de la pensÃ©e stÃ©rile, creuse, futile.
 
La bÃªtise rend toujours heureux tandis que la rÃ©flexion angoisse. La bÃªtise rÃ©sout tous les problÃ¨mes de la pensÃ©e en Ã©liminant tout simplement la pensÃ©e. Le penseur se crÃ©e des problÃ¨mes, l&#039;intelligence est inconfortable parce qu&#039;elle pose des questions embarrassantes Ã  l&#039;homme. Les gens intelligents se posent toujours des questions insolubles. Alors que les gens sots ne se posent tout simplement pas de questions : voilÃ  le secret de leur bonheur.
 
Les gens stupides cultivent leur jardin sans plus se poser de questions. Les gens intelligents se prÃ©occupent plutÃ´t du temps qu&#039;il fait au-dessus de leur tÃªte bien faite et en oublient totalement leurs activitÃ©s horticoles. Ils s&#039;y dÃ©sintÃ©ressent parfaitement, prÃ©fÃ©rant se torturer l&#039;esprit avec des choses qui, aux yeux des gens bÃªtes, n&#039;en valent pas la peine.
 
D&#039;oÃ¹ la supÃ©rioritÃ© de la bÃªtise sur l&#039;intelligence qui force l&#039;heureux Ã©lu Ã  cultiver son jardin. Et avec coeur encore. Alors que l&#039;intelligence ne fait rien pousser du tout sous les pieds de ses victimes bien pourvues.
 
RaphaÃ«l Zacharie de Izarra 
 
=======
 
3 - Encore un Ã©loge de la bÃªtise
 
La bÃªtise est le privilÃ¨ge de ceux qui ne sont pas habitÃ©s par la vaine et mÃ©prisable intelligence.
 
L&#039;intelligence, ce vernis de l&#039;esprit... Cet habit d&#039;apparat hautain et superficiel, cet artifice cÃ©rÃ©bral indigne de l&#039;Homme, cette pollution mentale qui dÃ©nature si bien les pensÃ©es et met plein de mollesse dans le cerveau Ã  la maniÃ¨re des substances nocives que l&#039;on nomme hÃ©roÃ¯ne, cocaÃ¯ne, Marie-Jeanne... L&#039;intelligence est un poison dangereux et la bÃªtise est son naturel antidote.
 
L&#039;intelligence empÃªche l&#039;action, elle freine l&#039;instinct et la saine pensÃ©e primaire. L&#039;intelligence oblige les gens Ã  penser de plus en plus et donc Ã  faire des Ã©tudes, Ã  se lancer dans la recherche. Elle excite la curiositÃ© et gÃ©nÃ¨re maintes questions aussi difficiles qu&#039;inutiles. En un mot l&#039;intelligence pousse Ã  la rÃ©flexion et de par ce fait empÃªche de vivre. Il est tellement plus agrÃ©able, plus facile de ne point penser et de se laisser guider par l&#039;instinct, l&#039;ignorance, l&#039;innocence, ou par l&#039;autoritÃ© ecclÃ©siastique, politique, syndicale...
 
ObÃ©ir sans penser, n&#039;est-ce pas l&#039;assurance de ne jamais commettre d&#039;erreur par soi-mÃªme ? Jamais de remords avec la bÃªtise, puisqu&#039;elle excuse Ã  peu prÃ¨s tout. Alors que l&#039;intelligence est au contraire un facteur de responsabilitÃ©s pÃ©nales, morale, professionnelle. Plein d&#039;ennuis en perspective avec l&#039;intelligence...
 
La bÃªtise heureusement empÃªche le dÃ©veloppement de la pensÃ©e : c&#039;est le confort de l&#039;esprit par excellence. La bÃªtise est l&#039;apanage des authentiques esthÃ¨tes soucieux de leur qualitÃ© de vie.
 
RaphaÃ«l Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
FRANCE
TÃ©l : 02 43 80 42 98 
raphael.de-izarra@wanadoo.fr</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ELOGE DE LA MEDIOCRITE / PROCES DE L&#8217;INTELLIGENCE</p>
<p>=======</p>
<p>ELOGE DE LA MEDIOCRITE</p>
<p>J&#8217;aime la mÃ©diocritÃ©. ConspuÃ©e par l&#8217;ensemble des hommes, la mÃ©diocritÃ© est un refuge Ã  portÃ©e de main, d&#8217;esprit. A portÃ©e d&#8217;homme. </p>
<p>A ma portÃ©e.</p>
<p>La mÃ©diocritÃ© ne m&#8217;effraie point, au contraire. Je la recherche, la cultive, la savoure comme du pain jetÃ© Ã  terre. Les sots la fuient comme la peste. Les mÃ©diocres du monde entier eux-mÃªmes feignent de la mÃ©priser. Pourtant la mÃ©diocritÃ© n&#8217;est-elle pas le ciment universel de l&#8217;humanitÃ© ? Tous les hommes de bonne volontÃ© devraient se reconnaÃ®tre Ã  travers la mÃ©diocritÃ© au lieu de se jurer mutuellement de n&#8217;Ãªtre pas liÃ©s entre eux par cette caractÃ©ristique fraternelle&#8230; HÃ©las ! La mÃ©diocritÃ© est le patrimoine humain le plus dÃ©criÃ©, l&#8217;hÃ©ritage universel le moins apprÃ©ciÃ©&#8230; </p>
<p>Entretenir la mÃ©diocritÃ© est l&#8217;apanage des penseurs modestes proches des vÃ©ritÃ©s quotidiennes, dÃ©barrassÃ©s du poison commun de l&#8217;orgueil. C&#8217;est surtout une maniÃ¨re de briller autrement. Les beaux esprits aiment leur mÃ©diocritÃ©. Luxe des belles gens, la mÃ©diocritÃ© revendiquÃ©e, affichÃ©e, portÃ©e aux nues est une gifle hautaine assÃ©nÃ©e Ã  tous les petits coqs infatuÃ©s de leur plumage crottÃ© qui clament sans crainte du ridicule n&#8217;Ãªtre point mÃ©diocre, ne pas l&#8217;aimer, la fuir&#8230; </p>
<p>La mÃ©diocritÃ© protÃ¨ge souverainement ses adeptes des fausses certitudes. Elle les prÃ©serve de bien des tempÃªtes, certes Ã©clatantes mais inconfortables. La mÃ©diocritÃ© est un fauteuil percÃ© dans lequel aiment Ã  se laisser bercer les gens persuadÃ©s d&#8217;Ãªtre Ã  leur place. </p>
<p>Je suis un mÃ©diocre convaincu : je dÃ®ne au rabais, me contente des petites pluies passagÃ¨res, pioche au hasard de la vie, prends garde Ã  mes pieds pour Ã©conomiser mes semelles, fais les choses Ã  moitiÃ© de peur d&#8217;aller trop loin, suis mitigÃ© dans mes avis les plus manichÃ©ens, tiÃ¨de avec mes ennemis, partagÃ© entre coeur et raison. Je suis tellement Ã  mon aise dans ma mÃ©diocritÃ© que non seulement je ne sens nullement le besoin d&#8217;aller voir ailleurs mais en plus, fiertÃ© des Ã¢mes humbles (beaux esprits par dÃ©finition), j&#8217;Ã©prouve le besoin de communiquer Ã  la terre entiÃ¨re mon bonheur d&#8217;Ãªtre mÃ©diocre.</p>
<p>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</p>
<p>PROCES DE L&#8217;INTELLIGENCE EN TROIS TEXTES</p>
<p>1 &#8211; DÃ©fense de la sottise</p>
<p>La sottise est le dernier rempart efficace contre la suprÃ©matie inique des beaux esprits qui ne gagnent leur cause qu&#8217;avec la lÃ¢che, fourbe, insidieuse subtilitÃ© de leur pensÃ©e.</p>
<p>L&#8217;intelligence est torve, sinueuse, secrÃ¨te. La sottise est franche, directe, claire. L&#8217;intelligence aime les Ã©nigmes, se complaÃ®t dans le mystÃ¨re, se masque avec Ã©clat. La sottise mÃ©prise l&#8217;obscuritÃ©, fuit l&#8217;hermÃ©tisme, se dÃ©voile sans ambages. La sottise n&#8217;a rien Ã  cacher, rien Ã  prouver, rien Ã  vendre, tout Ã  perdre. Donc rien Ã  gagner. L&#8217;intelligence caresse, sÃ©duit, convainc avec des fioritures de langage. La sottise cogne. Elle n&#8217;use d&#8217;aussi vains dÃ©tours indignes de tout bon sot qui se respecte.</p>
<p>Le sot aime les carottes, les navets et les soupes chaudes. Le bel esprit ne se prÃ©occupe que d&#8217;affaires qui ne se mangent pas. Et qui vient se plaindre de crever de faim quand vient la bise ? Le sot ne porte pas le regard plus loin que son sillon. Le bel esprit le raille. Et qui vient crier famine l&#8217;hiver venu ? Le sot n&#8217;argumente pas, il frappe. En cela les faits lui donnent toujours raison, la loi en vigueur ici-bas Ã©tant celle du plus fort.</p>
<p>Les sots ignorent l&#8217;alchimie Ã©trange de la terre mais eux au moins y font pousser patates, poireaux, tomates. Les sots ne savent rien des mystÃ¨res cosmiques, mais ils ont de quoi tenir l&#8217;hiver. Ils n&#8217;ont rien dans la tÃªte mais tout dans les poings. </p>
<p>Les sots n&#8217;ont pas d&#8217;amis mais plein de bois pour leur feu. Ils sont seuls mais heureux de l&#8217;Ãªtre. Ils sont dÃ©pourvus d&#8217;intelligence et sans malice, sans ironie, sans vanitÃ© peuvent s&#8217;en vanter. </p>
<p>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra</p>
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<p>2 &#8211; Ã‰loge de la bÃªtise</p>
<p>Je chÃ©ris et loue la bÃªtise. La bÃªtise est une haute qualitÃ©, une authentique vertu, le rempart absolu contre la souveraine et tyrannique intelligence qui l&#8217;Ã©crase, la mÃ©prise, la persÃ©cute. La bÃªtise est l&#8217;apanage de ceux qui sont totalement dÃ©pourvus d&#8217;intelligence, et qui sont par consÃ©quent remplis de saines certitudes, d&#8217;inÃ©branlables convictions, de salutaires illusions. La bÃªtise empÃªche de trop penser, elle pousse Ã  l&#8217;action irrÃ©flÃ©chie. Elle Ã©loigne et prÃ©serve fatalement l&#8217;Ãªtre de la pensÃ©e stÃ©rile, creuse, futile.</p>
<p>La bÃªtise rend toujours heureux tandis que la rÃ©flexion angoisse. La bÃªtise rÃ©sout tous les problÃ¨mes de la pensÃ©e en Ã©liminant tout simplement la pensÃ©e. Le penseur se crÃ©e des problÃ¨mes, l&#8217;intelligence est inconfortable parce qu&#8217;elle pose des questions embarrassantes Ã  l&#8217;homme. Les gens intelligents se posent toujours des questions insolubles. Alors que les gens sots ne se posent tout simplement pas de questions : voilÃ  le secret de leur bonheur.</p>
<p>Les gens stupides cultivent leur jardin sans plus se poser de questions. Les gens intelligents se prÃ©occupent plutÃ´t du temps qu&#8217;il fait au-dessus de leur tÃªte bien faite et en oublient totalement leurs activitÃ©s horticoles. Ils s&#8217;y dÃ©sintÃ©ressent parfaitement, prÃ©fÃ©rant se torturer l&#8217;esprit avec des choses qui, aux yeux des gens bÃªtes, n&#8217;en valent pas la peine.</p>
<p>D&#8217;oÃ¹ la supÃ©rioritÃ© de la bÃªtise sur l&#8217;intelligence qui force l&#8217;heureux Ã©lu Ã  cultiver son jardin. Et avec coeur encore. Alors que l&#8217;intelligence ne fait rien pousser du tout sous les pieds de ses victimes bien pourvues.</p>
<p>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra </p>
<p>=======</p>
<p>3 &#8211; Encore un Ã©loge de la bÃªtise</p>
<p>La bÃªtise est le privilÃ¨ge de ceux qui ne sont pas habitÃ©s par la vaine et mÃ©prisable intelligence.</p>
<p>L&#8217;intelligence, ce vernis de l&#8217;esprit&#8230; Cet habit d&#8217;apparat hautain et superficiel, cet artifice cÃ©rÃ©bral indigne de l&#8217;Homme, cette pollution mentale qui dÃ©nature si bien les pensÃ©es et met plein de mollesse dans le cerveau Ã  la maniÃ¨re des substances nocives que l&#8217;on nomme hÃ©roÃ¯ne, cocaÃ¯ne, Marie-Jeanne&#8230; L&#8217;intelligence est un poison dangereux et la bÃªtise est son naturel antidote.</p>
<p>L&#8217;intelligence empÃªche l&#8217;action, elle freine l&#8217;instinct et la saine pensÃ©e primaire. L&#8217;intelligence oblige les gens Ã  penser de plus en plus et donc Ã  faire des Ã©tudes, Ã  se lancer dans la recherche. Elle excite la curiositÃ© et gÃ©nÃ¨re maintes questions aussi difficiles qu&#8217;inutiles. En un mot l&#8217;intelligence pousse Ã  la rÃ©flexion et de par ce fait empÃªche de vivre. Il est tellement plus agrÃ©able, plus facile de ne point penser et de se laisser guider par l&#8217;instinct, l&#8217;ignorance, l&#8217;innocence, ou par l&#8217;autoritÃ© ecclÃ©siastique, politique, syndicale&#8230;</p>
<p>ObÃ©ir sans penser, n&#8217;est-ce pas l&#8217;assurance de ne jamais commettre d&#8217;erreur par soi-mÃªme ? Jamais de remords avec la bÃªtise, puisqu&#8217;elle excuse Ã  peu prÃ¨s tout. Alors que l&#8217;intelligence est au contraire un facteur de responsabilitÃ©s pÃ©nales, morale, professionnelle. Plein d&#8217;ennuis en perspective avec l&#8217;intelligence&#8230;</p>
<p>La bÃªtise heureusement empÃªche le dÃ©veloppement de la pensÃ©e : c&#8217;est le confort de l&#8217;esprit par excellence. La bÃªtise est l&#8217;apanage des authentiques esthÃ¨tes soucieux de leur qualitÃ© de vie.</p>
<p>RaphaÃ«l Zacharie de Izarra<br />
2, Escalier de la Grande Poterne<br />
72000 Le Mans<br />
FRANCE<br />
TÃ©l : 02 43 80 42 98<br />
<a href="mailto:raphael.de-izarra@wanadoo.fr">raphael.de-izarra@wanadoo.fr</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: HXnet - Divagations tÃ©trapilectomiques - le blog de Jonathan Loriaux</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-167</link>
		<dc:creator>HXnet - Divagations tÃ©trapilectomiques - le blog de Jonathan Loriaux</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2005 12:18:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.davanac.me/blog/2005/10/web_20_amateuri/#comment-167</guid>
		<description>&lt;strong&gt;Muesli : Ce matin dans mon agrÃ©gateur&lt;/strong&gt;

Ce sera sans doute (et de loin) linformation la plus importante de la semaine, le prince Harry a dÃ» montrer ses fesses lors dun exercice militaire. Conclusion : Faites lamour, pas la guerre !
	On commence petit Ã  petit Ã  en sav...
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Muesli : Ce matin dans mon agrÃ©gateur</strong></p>
<p>Ce sera sans doute (et de loin) linformation la plus importante de la semaine, le prince Harry a dÃ» montrer ses fesses lors dun exercice militaire. Conclusion : Faites lamour, pas la guerre !<br />
	On commence petit Ã  petit Ã  en sav&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Lapinlove404</title>
		<link>http://www.davanac.me/blogging_the_news/2005/10/web_20_amateuri.html#comment-163</link>
		<dc:creator>Lapinlove404</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2005 09:47:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.davanac.me/blog/2005/10/web_20_amateuri/#comment-163</guid>
		<description>SincÃ©rement, quand on voit les betises que certains journalistes parviennent Ã  faire publier, je ne suis pas surs que le web 2.0 puisse empirer les choses...

Quand a la qualitÃ© douteuse de contenu de la wikipedia, je le trouve quand mÃªme assez peu partisan et, malgrÃ¨s tout, assez fiable.

J&#039;ai un peu l&#039;impression que le reproche que fait Nicholas G. Carr Ã  ce genre de mÃ©dia, c&#039;est qu&#039;on ne peut pas prendre ce qu&#039;ils disent pour argent comptant... Parcequ&#039;on peut prendre ce que disent les autres mÃ©dias comme argent comptant ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>SincÃ©rement, quand on voit les betises que certains journalistes parviennent Ã  faire publier, je ne suis pas surs que le web 2.0 puisse empirer les choses&#8230;</p>
<p>Quand a la qualitÃ© douteuse de contenu de la wikipedia, je le trouve quand mÃªme assez peu partisan et, malgrÃ¨s tout, assez fiable.</p>
<p>J&#8217;ai un peu l&#8217;impression que le reproche que fait Nicholas G. Carr Ã  ce genre de mÃ©dia, c&#8217;est qu&#8217;on ne peut pas prendre ce qu&#8217;ils disent pour argent comptant&#8230; Parcequ&#8217;on peut prendre ce que disent les autres mÃ©dias comme argent comptant ?</p>
]]></content:encoded>
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